On n’y croyait plus, mais le voici le voilà, le dernier article sur notre voyage en Asie !
Les Philippines, donc… Changement de décor et d’ambiance pour ces dernières semaines ! Les Philippines, c’est une sorte de Cuba de l’Asie : une bonne dose d’influence hispanico-américaine, de la débrouille et de la bonne humeur à toute épreuve, des couleurs hallucinantes partout et un catholicisme empreint de superstitions locales, mais bien présent au quotidien. On a passé environ 3 semaines dans cet ensemble de plus de 7600 îles et mine de rien, on a bien vadrouillé !
Première étape, après un rapide passage à Manille : les rizières en terrasse du nord de l’île de Luzon, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et biiiiiim.
Il y en a partout, de formes et de configurations différentes, et nous avons donc dû faire des choix. Nous avons jeté notre dévolu sur Batad, charmant petit village à flanc de montagne un peu dur d’accès (la route ne va pas jusqu’au village et il faut finir à pied), mais absolument époustouflant.



Pas besoin de guide pour explorer les rizières de Batad (contrairement à d’autres qui sont labyrinthiques, et où mal poser ses pieds peut conduire à la chute), on part donc à l’aventure armés de bonnes chaussures et de notre appareil photo !
On perd rapidement le « sentier » principal, on se retrouve à jouer les équilibristes sur les petits murets de pierre et à escalader comme on peut pour prendre de la hauteur. On a l’impression que les ondulations du paysage changent tous les 2 mètres, c’est épuisant tellement c’est beau.

On finit notre promenade par un tour à la puissante cascade de Tappiya, avant de rentrer dans la lumière déclinante par le « vieux » village de Batad, niché au creux des rizières.

Cette première sortie dans les rizières en terrasse nous en a mis plein les yeux. Ça compense notre départ prématuré de mon Vietnam bien-aimé !
Le lendemain, on s’est lancé dans une rando dans les montagnes en direction des rizières de Bangaan, également très connues.


Trois heures plus tard, nous voilà à Bangaan, petit village traditionnel ifugao lové en rond au milieu de ses rizières.
La plupart des gens se contentent de la vue d’en haut, mais l’expérience n’est pas complète sans passer par le village !


Maisons traditionnelles décorées de moult crânes, gravures de gens décapités… C’est saisissant de voir le contraste entre la choupitude des gens, leurs grands sourires, leur hospitalité… et leur choix de déco. Notre guide en a profité pour nous partager plein d’histoires sur les monstres locaux et les décapitations, je vous les raconterai un jour. 🙂


Pour notre dernier jour dans les rizières, on choisit de reposer nos jambes et de se faire promener en tricycle dans les alentours de Banaue. Plus d’habitations (les rizières de Banaue ne sont d’ailleurs pas classées Unesco pour cette raison), pas forcément beaucoup de hauteur, et des rizières pas forcément toutes cultivées… Certains pans de terrasses sont recouverts de mousse, leur donnant un petit air maya.




On en profite pour faire une petite promenade à Hapao et nous baigner dans des sources chaudes planquées au fin fond des rizières, puis à Hungduan, où la configuration des terrasses fait penser à une toile d’araignée (avec beaucoup d’imagination).


Moment mémorable à Hapao : on s’est arrêté dans une école donner une vingtaine de stylos (on en avait tout un stock depuis notre passage au village de Muang Ngoi au Laos…) et on a eu droit en remerciement à l’hymne ifugao entonné par une vingtaine de petites voix perplexes. Un très beau chant, qui parle du vert des jeunes pousses, de l’or du riz prêt pour la récolte et du bleu des rizières en eau après la moisson. On ne savait pas trop où se mettre, mais c’était bien chou !
Après les rizières, cap sur les îles paradisiaques ! Direction Coron, sur l’île de Palawan.
On y est resté quelques jours, à faire principalement des virées en bateau et du snorkeling (pour les non-anglophones : la plongée au masque et tuba) dans les récifs coralliens.


Comme nous maîtrisons maintenant le scooter, on a aussi fait un petit tour de l’île. Rizières (classiques, cette fois), petits villages et leur indispensable église qui semble toujours fraîchement repeinte, plage, montagne… et panne de scooter au milieu de nulle part, on est servi !


Le snorkeling à Coron, c’est bien sympa, mais ça manque de tortues. Hop, un avion, deux bus et un bateau plus tard, nous voilà à Apo Island, connue pour ses tortues qui viennent naturellement tout près du rivage pour se nourrir.
Ce n’est évidemment pas le seul endroit des Philippines où en voir, mais les chances d’en trouver à Apo doivent être de l’ordre de 99 % !

Gros avantage : comme elles sont près des côtes, on peut partir directement de la plage sans guide ni bateau, juste avec notre masque et tuba sur le nez. La plupart des visiteurs font l’excursion à la journée, mais nous avons préféré dormir sur place pour pouvoir bien profiter des tortues, mais aussi de l’île qui est absolument charmante. 

On a adoré Apo Island. Pour les tortues, bien sûr, mais aussi pour l’île elle-même et pour les fonds marins ! Coraux à gogo, étoiles de mer bleues, oursins bicolores et moult poissons… et un beau serpent de mer qui nous a fait un peu flipper !
On enchaîne avec une autre île, où on prévoit cette fois d’y passer plusieurs jours histoire de nous reposer un peu (les vacances, c’est fatiguant) et de nous remettre un peu de nos coups de soleil : j’ai nommé Siquijor, l’île de feu, l’île aux sorcières et aux mystères.
On savait qu’on allait adorer Siquijor avant même d’y mettre les pieds, mais le coup de cœur a été pire que ça. Après à peine une heure sur l’île, on s’est retrouvé cheveux au vent sur le scooter qu’on venait de louer au port, à rouler le long de la mer turquoise, et on s’est dit que nos six jours n’allaient jamais être assez.
Six jours, pendant lesquels nous avons bien exploré l’île sur notre fidèle scooter de compétition. Chutes d’eau, petits restos, snorkeling, villages de chamanes… Tout ça a certes contribué au charme de Siquijor, mais c’est un ensemble de petites choses qui ont achevé de nous conquérir. Les maisons de bois blanchi par le sel, qui semblent abandonnées mais sont pourtant décorées de breloques en coquillage qui pendouillent aux fenêtres et aux poutres, la mer sublime et transparente, les chats partout, les grands « helloooo », les sourires des gens, les plantes bizarres dans des pots encore plus bizarres…
Pour retrouver les sensations fortes de Siem Reap, nous avons fait un passage à un « fish spa » naturel dans un bassin au pied d’un arbre plusieurs fois centenaire.

Au fait, je vous ai montré notre hôtel ?





Faisons donc un petit écart gastronomique. Les Philippins adorent leur cuisine, mais le reste du monde se demande bien pourquoi… De manière générale, la nourriture est assez simple, grasse, avec parfois des associations un peu étranges de goûts (le petit pain choco-fromage, un classique) et beaucoup de vinaigre. Sans parler des nombreux fast food à tous les coins de rue… Mais à Siquijor, on a très bien mangé. Gros coup de cœur pour le kinilaw, sorte de ceviche philippin absolument délicieux, et de manière générale pour le poisson grillé.


Puis il a fallu quitter Siquijor… sur une mauvaise note, malheureusement, car 6000 pesos (soit une centaine d’euros) se sont mystérieusement envolés de mon portefeuille dans la nuit ! Voleur ou sorcière, seul Dieu le sait. Ça n’entache pas notre amour pour Siquijor, mais on aurait préféré passer notre dernière matinée ailleurs qu’au commissariat avec la « tourist police ».

Pour nos derniers jours aux Philippines, nous avons choisi de nous compliquer singulièrement la vie en nous rendant à Pintuyan, un petit bled paumé sur une île un peu paumée aussi.
Pourquoi nous enquiquiner à aller là-bas, me direz-vous ? Tout simplement parce qu’on peut y observer des requins-baleines ! Les plus grands poissons du monde, pouvant mesurer plus de 15 mètres de long… Pour la petite histoire, il existe 2 autres spots majeurs d’observation des requins-baleines aux Philippines, mais l’un (Donsol) est près d’un volcan en éruption en ce moment et l’autre (Oslob) nourrit les requins-baleines pour garantir aux touristes de pouvoir nager avec eux, perturbant ainsi leur comportement migratoire, leur régime alimentaire – bref, très peu pour nous. Pintuyan, donc. Il nous aura fallu un vol, trois heures dans un mini-van plein comme un bus, puis trois autres heures dans un bus plein comme un festival de rock pour arriver en miettes, mais HEY, LES REQUINS-BALEINES.
Notre excursion a duré environ trois heures, au cours desquelles on a pu voir deux requins de petite taille (2-3 mètres… c’est déjà pas mal, mais ça reste des p’tits minus) et pleiiin de petites méduses !
Le retour a été assez épique aussi… Bon, il faut reconnaître que c’était une sorte de caprice d’aller à Pintuyan avec aussi peu de temps et un vol retour pour la France le lendemain. Mais on ne regrette rrrrien de rrrrien, ni le retour sous la pluie, ni le sac plein de fringues mouillées, ni la nuit sous la tente (ne me demandez pas pourquoi on a fait ça) avant de prendre notre vol le lendemain à 4 h du matin !

Et pour finir, la carte de tout notre périple !
Hélo





































Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais pas imaginé les philippines comme ça, sur tout les rizieres. Mais les paysages sont trop magnifiques!
Merci d’avoir partager ce voyage superbe avec nous, je sais qu’un blog c’est beaucoup de travail!
À bientôt!
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