2 millions de nuances de rouges : Kyoto

C’est le cœur en fête et l’impatience dans les yeux que nous débarquons à Kyoto… On l’attendait depuis bien longtemps, cette ville historique aux magnifiques temples, aux jardins et aux geishas…

Est-ce qu’on se serait pas trompé de gare ?

L’arrivée à Kyoto ne vend pas du rêve : de gros buildings gris à perte de vue, des enseignes de supermarché, un côté un peu vieillot… Et globalement beaucoup de gris. Ne faisons pas demi-tour tout de suite, on a quand même bien envie de visiter tout ça.

On pose nos valises dans notre ryokan, on saute sur les vélos prêtés par l’établissement et c’est parti.

Photo-preuve : moi sur un vélo, et qui sourit par-dessus le marché.

Première impression de Kyoto : c’est très grand en fait. On pensait pouvoir passer d’un temple à l’autre relativement rapidement et en visiter plein dans la journée, mais on se dit très vite que deux ou trois ce sera déjà pas mal.

Temple à l’horizon !

On arrive devant le Heian-jingu, temple apparemment réputé pour ses cerisiers pleureurs au printemps (mais très joli en automne aussi).

Soft ice matcha – vanille, meilleur combo de l’univers.

On ne reste pas très longtemps, Heian-jingu était sur notre chemin mais on se dirige vers un autre temple qu’on a vraiment hâte de visiter ! Mais d’abord… Oui, vous l’aurez deviné, pause miam. Direction le restaurant Okakita, réputé pour préparer les meilleurs udon de la ville.

Longue file = gage de qualité

L’attente n’est jamais bien longue car le midi, on choisit son plat dans la file et on part rapidement après avoir mangé. Optimisation et rendement à la japonaise !

Ok. Meilleurs udon de ma vie.
Nous pouvons mourir en paix.

C’est donc le bedon repu et ravi que nous partons vers Eikan-dō Zenrin-ji (à dire très vite plusieurs fois), temple réputé pour ses feuilles d’automne cette fois.

C’est déjà splendide et on a pas encore quitté le parking à vélos, ça promet.

Le site se compose d’un temple principal qu’on peut visiter, d’une pagode en hauteur surplombant la ville, et d’un magnifique jardin effectivement flamboyant à cette saison.

C’est plutôt joli
Oui d’accord, très bien
Ok donc quand le guide disait « particulièrement beau en automne », il exagérait pas.

Soyons honnêtes, ça donne envie de pleurer tellement c’est beau. On passe beaucoup de temps dans ce jardin, s’extasiant sur toutes les feuilles et tous les rayons de lumière dans les feuilles… D’ailleurs, on a eu une chance phénoménale, il a fait bien gris toute la journée mais le soleil est revenu PILE quand on est arrivé à Eikan-dō. Merci les dieux de la météo.

Plein d’érables différents !
❤ ❤

Allez hop. Ce temple ne va pas se visiter tout seul.

Petite vue de la pagode
Pas le droit de prendre des photos de l’intérieur du temple, évidemment, mais voici le jardin

Tout le complexe temple+jardin est immense. Quand on repart, il fait quasiment nuit. Des gens font la file pour entrer dans Eikan-dō la nuit, apparemment illuminé le soir… Ça doit être très beau aussi, mais on ne peut pas tout faire ! Retour au ryokan en pédalant dans la nuit.

Avec une pause dango en chemin, bien entendu
Home, sweet home

Le lendemain, préparation de guerrières : on se lève tôt pour arriver avant 8h au Fushimi Inari Taisha et éviter les foules ! Vous ne retiendrez sans doute pas ce nom (Tuitui non plus), mais il s’agit du fameux sentier aux 10 000 toriis et on n’est pas les seules à vouloir nous promener sous ses arches rouges.

À peine arrivées que ça mitraille déjà.

Il y a un peu de monde agglutinés à l’entrée, mais très vite, seuls les plus motivés restent sur le sentier ! Il est possible de ne faire qu’une petite boucle en passant sous les tronçons les plus connus, mais le sentier complet mène au sommet de la montagne et fait quelques kilomètres – autant dire que les petites nénettes en kimono ne vont certainement pas le tenter.

Le fameux tronçon à double allée, au tout début du sentier

Très vite, on se retrouve en forêt, au milieu de la mousse et des petits sanctuaires en pierre. Les choses sérieuses commencent, c’est parti pour l’ascension !

Quelques mètres plus loin et ça fait déjà moins les malins, hin hin.

Tout le site est dédié à Inari, déesse du riz et des récoltes (et par extension à la fertilité), représentée sous forme d’un renard. Le sentier est ponctué de petits sanctuaires ici et là, jusqu’au sommet où se trouve le sanctuaire principal.

Renard gracieux et souple !

Ce serait criminel de ne pas faire la randonnée en entier… Le chemin est magnifique, hors du temps. Les toriis sont certes un peu moins pimpants qu’au début, mais ça contribue à l’ambiance mystérieuse de la forêt.

On a bien grimpé, mais on n’est pas encore au sommet !
Là on y est.
Pas de vue panoramique du sommet, juste le temple principal
Et hop, on redescend.

Et voilà, on a bouclé la boucle du Fushimi Inari Taisha et ses toriis rouge vif ! Le tour du sentier nous a bien pris 2-3 heures, une bien belle petite balade.

On a compté, y en a bien 10 000.

On passe le reste de l’après-midi à nous promener dans le quartier d’Arashiyama, au milieu de ses temples, ses petites boutiques d’artisanat et objets traditionnels et sa bambouseraie (c’est un peu loin mais on peut y aller en train, merci le JR Pass) (et merci pour nos pauvres fesses aussi, le vélo c’est pratique mais faut pas en abuser).

Petit tanuki bien stable…

C’est l’été !

On aime vraiment beaucoup ce petit quartier, même s’il est bondé à cette heure-ci et qu’on doit parfois jouer des coudes pour avancer, surtout dans la bambouseraie !

Mais beaux bambous, reconnaissons-le.

Tout ceci nous a ouvert l’appétit ! On trouve un petit restaurants spécialisé dans le « gyukatsu » (sorte de bœuf pané) au bœuf wagyu de Kyoto. Spoiler : c’était tellement bon qu’on y est retourné deux fois, la larme à l’oeil à chaque bouchée.

Déso pas déso les végétariens

Notre séjour à Kyoto touche bientôt à sa fin… On termine la journée en beauté avec une balade nocturne à Gion, quartier historique de Kyoto. C’est là que se trouvent les maisons de thé et les geikos (les geishas de Kyoto, pas les petits reptiles). C’est plutôt rare d’en croiser, mais on a eu cette chance, très furtivement !

La pagode Yasaka, toute en bois

Nos aventures à Kyoto s’achèvent. On y a passé deux jours qui sont passés bien vite… On a été très ambitieuses dans notre programme de visite et on n’a bien sûr pas pu tout voir (il faudrait rester une semaine !), mais on repart satisfaites de notre séjour. Et pour la petite anecdote, d’après l’indice officiel de rougeur des feuilles d’érable, on est arrivées à Kyoto à peine 3 jours après le pic ! Excellent timing.

Prochaine étape : Osaka !

Hélo

Bonus pour ceux qui restent jusqu’à la fin du générique : on a testé notre premier purikura à Kyoto ! Vous savez, ces petits photomatons qui vous passent au filtre de la mignonitude maximale ? Eh bien voilà.

Prêtes à tous les sacrifices pour l’immersion culturelle.

3 commentaires sur “2 millions de nuances de rouges : Kyoto

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  1. J’adoore cet article… tout ce rouge ! Et j’aurais bien fait la reine du shopping dans la boutique de kimonos :)) La photo finale, c’est la cerise sur le gâteau , celle-là je vais la mettre en grand dans le livre photos !! :))

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