Quelques jours (et quelques kilos) à Osaka

On ne va pas se mentir : si on tenait tellement à aller à Osaka, Tuitui et moi, c’est principalement à cause du manga Détective Conan. 😀 Mais même sans l’avoir lu (je ne peux pas vous en vouloir, on approche quand même de la centaine de volumes parus en France), on ne saurait que trop vous recommander d’aller y faire un tour.

Le train Hello Kitty qui relie Kyoto à Osaka, merci le Japon.

Nous débarquons à Osaka dans le quartier le plus animé et le plus haut en couleur de la ville : Dotonbori ! Voilà qui nous met dans le bain après l’élégance de Kyoto.

Bienvenue dans le joyeux chaos de Dotonbori
Les façades sont discrètes
Et là ça ne se voit pas, mais la plupart du temps, elles BOUGENT.
Le ptit poulpy, mascotte d’Osaka
Et des takoyaki, pour manger Poulpy.
Tuitui, reporter en direct sur le terrain, qui met sa story à jour (même le mec à côté n’en peux plus) (je rigole, on les aime tes story) (oui, cette légende est interminable).
Pause goûter de l’étrange : de la glace toute vaporeuse, une texture inédite
Magasins ouverts jusqu’à 28h, nickel

Oh, tiens, une grande roue ! On saute dedans, décision que Thuy-Trang regrette immédiatement car elle a le vertige.

Sourire crispé
Main fermement cramponnée
Vue… inoubliable.

On passe notre après-midi à flâner au hasard dans Dotonbori, mais le quartier révèlera son vrai visage à la nuit tombée… En attendant, allons nous reposer dans notre hôtel capsule.

Chacune dans sa boîte (étonnamment spacieuse) !
Hohoho ! Ça, ce sera pour tout à l’heure ❤
Petit coin mangas (en japonais)

Bien bien bien. Nous voilà reposée, place à Osaka by night!

Il y a foule !

Petite anecdote : notre hôtel est situé dans un quartier à « hosts », ces clubs où on peut « louer » un jeune homme charmant et attentionné pour la soirée. Bien plus qu’un simple service de gigolo, ces clubs ont apparemment été créé pour répondre au manque d’attention des hommes envers les femmes au Japon… Loin de nous l’idée d’essayer d’y rentrer, mais c’est drôle de croiser les hosts dans la rue.

C’est bien beau tout ça, mais maintenant, nous avons un petit creux (forcément). Osaka est réputée pour sa street food, me voilà au paradis. Nous goûtons évidemment aux incontournables takoyaki (les beignets de poulpe, mille fois meilleurs qu’à Tokyo), mais aussi aux okonomiyaki (sorte de crêpe-omelette avec du chou, des ingrédients variés et cuit sur une plaque chauffante), au melon-pan (brioche croustillante-moelleuse qu’on peut manger fourrée à la glace) et bien d’autres… Mais pas tout le même jour, hein, gros malins.

Okonomiyaki, qu’on partage avant d’en commander d’autres – comme les tartes flambées en fait.
Melon-pan combo glace vanille : fabuleux
Matcha dango (thé vert), kinako dango (poudre de soja grillée), mitarashi dango (sauce soja sucrée, nos pref)
Les fluffy pancakes ! Ils nous faisaient de l’œil depuis un petit moment mais en fait ça a goût de jaune d’oeuf. Pas glop.
Ceci s’appelle une Déception : ils préparent apparemment le meilleur cheesecake spongieux de la ville (du monde ! de l’univers !), mais quand on est arrivées ils étaient en train de fermer.

Malgré la foule, on apprécie beaucoup notre première impression de la ville. Osaka est plus rock n’ roll que Tokyo, plus vivante, plus exubérante, plus impertinente… moins psychorigide que les robots des rues de Tokyo. On s’y plaît bien !

Non loin de Dotonbori se trouve un quartier populaire à la réputation d’endroit le plus mal famé et le plus dangereux du Japon à cause de ses quelques SDF et prostituées : Shinsekai, traduit littéralement par « nouveau monde » (coucou les copains du Parc). Maman, je te rassure tout de suite, on s’y sent plus en sécurité qu’à Sarrebourg… autant dire qu’on n’a pas craint pour nos vies (sauf Tuitui, mais c’est une poule mouillée).

Des capsules pour les +18 ans, on voit qu’on n’est plus à Tokyo
La tour Tsutenkaku…
…plus glamour la nuit

Le quartier fait un peu plus pauvre et vieillot que la vibrante Dotonbori, certes, mais il a un atout ultime : c’est ici qu’on trouve les meilleurs kushikatsu, des petites brochettes panées et frites aux ingrédients variés (mention spéciale pour l’asperge, un délice) !

Petite ambiance locale comme on les aime
Bonheur. Bonheur absolu.

Allez, il n’y a pas que la nourriture dans la vie ! Place aux visites un peu plus culturelles si vous le voulez bien.

Un parc ?
Des douves ?

Ouip. Nous allons visiter le château d’Osaka, un des plus célèbres du Japon pour son rôle dans l’histoire du pays (que je vous épargne, mais en gros : beaucoup de guerres, de bonhommes connus, et l’unification du Japon en conclusion). Comme beaucoup d’autres, il a été souvent détruit et reconstruit, si bien qu’aujourd’hui il ne doit plus rien rester du bâtiment de base.

Il est bien beau avec son toit turquoise et ses dorures ! Coup de foudre pour le tigre sur la façade.

L’intérieur est un petit musée sur plusieurs niveaux, racontant l’histoire du château et de son fondateur Hideyoshi…. On découvre aussi une belle collection de casques hallucinants, plus beaux que des pièces montées (jamais trop, telle est manifestement leur devise) (mais photos interdites, il va falloir faire travailler votre imagination – ou Google).

Des naginata ❤ ❤ ❤

Et bien sûr, au sommet, une plateforme panoramique.

Coucou le poisson-tigre
Amis ornitho : un faucon crécerelle ?

Et bien sûr, à la sortie…

(C’est de la patate douce.)

On retourne tranquillement au métro dans le soleil couchant, admirant la Crystal Tower au passage…

Quand soudain ! On tombe nez à nez avec… une statue Détective Conan ! Normal, nous sommes au pied de la tour de Yomiuri TV, la chaîne qui produit le dessin animé.

Hiiiiiii

Tiens, quitte à parler manga et pop culture au Japon, je vous emmène dans un dernier quartier sympa de la ville : Denden Town, quartier des geeks, l’équivalent d’Akihabara à Tokyo… On y retrouve les mêmes types de magasins qui ne proposent que des goodies des mêmes 3 ou 4 mangas populaires en ce moment… et quelques enseignes bien cachées qui sont pile dans nos goûts et notre génération ! On arrive 10 ans trop tard pour profiter de la hype des mangas et jeux de notre époque, mais tant mieux pour notre porte-monnaie.

Allez, quelques photos (pardon pour les profanes, ce ne sera pas long) :

Chun-Li, qui a toujours incontestablement les plus grosses cuisses de l’histoire des jeux vidéo
Coucou Nolwenn, il te rappelle quelqu’un ? Héhé.

Kenshin, LA bonne surprise ❤
Une merveille de n’imp et de satin

Malheureusement, le fait d’arriver 10 ans après tout le monde fait que le moindre petit porte-clé obtenu dans une capsule à l’époque est devenu collector et coûte maintenant une fortune… On est vintage, ça y est.

Pour notre dernier jour à Osaka, le temps est à la pluie… On fait un rapide tour au temple Shitenno-ji, un des plus vieux du Japon, mais on arrête bien vite nos tentatives de visite touristique pour nous réfugier à Spa World, grand complexe d’onsen, sauna et autres bains variés au cœur de la ville. On avait peur que ça fasse un peu Disneyland du spa… Hohoho, quelle erreur, qu’on était bien à barboter dans l’eau chaude.

Shitenno-ji, un brin lugubre, passons vite à la suite
Bienvenue au pays des merveilles

Photos interdites dans les onsen qui, je le rappelle, sont nudistes !

Nos têtes post-onsen, fraîches et détendues

Osaka nous a aussi servi de point de base pour aller à Koyasan (spoiler : c’était fou) et au château de Himeji, un des rares châteaux du Japon à avoir gardé sa structure en bois, mais j’en parlerai dans un prochain article !

À bientôt dans les bains chauds,

Hélo

2 commentaires sur “Quelques jours (et quelques kilos) à Osaka

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