Je vous présente… le dernier article sur notre mois de vadrouille au Japon *pleurs enregistrés*. Après Kanazawa, nous entamons déjà la dernière semaine de notre voyage ! On redescend tranquillement de Kanazawa à Tokyo, avec un arrêt à Matsumoto en chemin.
Pour la petite histoire, on voulait à l’origine nous rendre au parc à singes Jigokudani… Ce nom chantant ne vous dit sûrement rien, mais c’est l’endroit où on peut voir les fameux macaques se baigner dans les sources chaudes ! Finalement, on a préféré zapper cette visite : trop loin pour le peu de temps qu’on avait à disposition, par conséquent un peu cher, et surtout… à cette époque de l’année, il ne neige pas encore beaucoup. Les macaques trempent à peine le bout de leurs petits pieds pas assez gelés, le paysage autour des sources n’est pas fabuleux, mais les foules de visiteurs sont bien présentes, elles (on a vérifié avec leur caméra live, héhé). Ce sera pour une autre fois ! À la place, direction Matsumoto et son splendide château noir.
Vous vous souvenez de Himeji et son château du Héron blanc ? Eh bien à Matsumoto, nous avons le château du Corbeau noir. Et comme à Himeji, il fait partie des rares châteaux du Japon qui n’ont jamais été reconstruits.




On adore le château de Matsumoto. Il est très élégant, très photogénique et offre de magnifiques vues sur les douves et les Alpes japonaises.

La ville en elle-même est agréable sans être inoubliable… Mention spéciale toutefois au restaurant Kobayashi, réputé pour ses soba (nouilles de sarrasin) faites maison et son thé au sarrasin !



En bonus, des photos de bains chauuuuuds ! Il n’y avait personne dans celui de notre hôtel, on en a profité pour prendre des photos discrétos. Héhé.





Retour à Tokyo sans encombre, mais notre voyage n’est pas terminé ! Il nous reste encore deux jours avant la fin de validité de notre JRP, autant dire qu’on va en profiter JUSQU’AU BOUT. Comme le réseau ferroviaire du Japon est hyper développé, avec des trains toutes les 10 minutes, on peut facilement sortir de la ville pour des excursions à la journée.
On commence avec Nikko ! Nikko, c’est une petite ville à 2h de Tokyo réputée pour ses nombreux sanctuaires entourés de forêt… On s’attendait à ce que ce soit beau, mais on s’est pris une monstrueuse claque. Nikko, c’est MAGNIFIQUE. MA-GNI-FIQUE. OUI, EN MAJUSCULES.

Pas le temps de faire tous les sanctuaires en une seule journée. On se concentre donc sur le plus intéressant à nos yeux, Toshogu (il est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, pour changer). Le complexe est immense, il y a PLEIN de choses à voir !



On a visité pas mal de temples et sanctuaires lors de notre séjour au Japon, mais aucun ne ressemblait à Toshogu. Il est riche en détails et en couleurs vives, on ne sait plus où donner de la tête !

Je suis désolée (haha, non), mais je vais être obligée de vous bombarder de photos.
Le sanctuaire est incrusté sur une colline dans la forêt. Tout en haut se trouve le tombeau de Tokugawa Ieyasu, premier shogun du Japon et un des trois unificateurs du pays.




Dans les petits détails secrets (et ultra-connus, donc plus si secrets que ça finalement) du temple, il y a notamment un chat en bas-relief sur une porte… On a bien galéré à le trouver, mais ok, il est mignon.
On finit notre journée le long de la rivière Daiya dans un coin appelé Kanmangafuchi Abyss. C’est un sentier un peu caché, manifestement peu connu des visiteurs, et qui serpente le long d’une gorge dans une forêt de cèdres où se trouve une rangée de Jizo (les petits Bouddhas aux bonnets rouges, protecteurs des voyageurs et des enfants). Absolument magique, féérique, encore plus dans la lumière déclinante du soir.

Pour notre dernière journée avec le JRP, on a eu un coup de bol absolu : le ciel est complètement dégagé, pas un seul nuage à l’horizon ! Toutes les conditions sont réunies pour qu’on retente notre chance de voir ce satané mont Fuji. Cette fois, on change de coin (le prochain qui nous parle de Fujiyoshida et du lac Kawaguchi, on le mord) et on met le cap sur Hakone.

Hakone sort un peu du JRP : on peut s’en rapprocher, mais pour vraiment bien en profiter il existe un pass avec accès illimité à tous les bus, bateaux et téléphériques de la zone. On a longuement hésité parce qu’il est un peu cher (« Est-ce qu’on veut vraiment prendre le téléphérique ? Ça a l’air d’être un piège à touristes »), mais finalement c’était une excellente idée.

Le téléphérique nous emmène dans une zone à l’activité géothermique forte, ça sent le soufre, ça fume de partout et il y a des panneaux de mise en garde contre les gaz volcaniques tous les 3 mètres. Bienvenue à Owakudani, « la grande vallée bouillante » !
Et évidemment, on y cuit des œufs (« kuro-tamago »). Apparemment, manger un de ces œufs augmente votre longévité de 7 ans. Je vous confirme ça dans quelques années.

Les vues sur le mont Fuji sont FOLLES, je suis enchantée. Ça rattrape le fiasco de Kawaguchi !
Et hop, un petit récap géographique, parce que ça ne fait jamais de mal :
Nous retournons (pour de bon) à Tokyo pour nos derniers jours au Japon… mais pas le temps de chômer, on a encore plein de choses à voir !
🍙 Le musée Ghibli
Aaah, le musée Ghibli. Une véritable galère pour obtenir ses billets si vous n’avez pas un dealer sur place, donc autant être très fan pour le tenter ! Les billets s’achètent un mois à l’avance avec une heure d’entrée fixe (mais pas de sortie, n’exagérons pas) sur des automates à Tokyo. Si vous les achetez en ligne depuis la France, il faut passer par une sorte d’agence et le prix des billets passera de 8 euros à 50… Je vous l’ai dit, il faut être très fan. (Nous, on avait un dealer sur place, c’était facile. Héhé.)
En fait de « musée », il s’agit plutôt d’une sorte de grand délire architectural sur le thème des studios Ghibli. Le but est de s’y perdre, d’explorer les recoins secrets, de tomber par hasard sur les petites surprises cachées… Ça marche tellement bien qu’on a eu du mal à trouver la sortie. Vous n’apprendrez pas grand-chose sur les studios (si ce n’est que Miyazaki était apparemment très fan de l’Alsace) (on le comprend), mais c’est BEAU.

Le musée est situé à côté du très beau parc Inokashira, même si on sent bien que l’automne touche à sa fin… Mon côté geek était content d’y avoir fait un tour, car c’est un lieu qui apparaît dans Persona 5 (oui maman, c’est un jeu vidéo).


🍙 On profite de cette 2e visite à Tokyo pour retourner à Akihabara, le quartier des geeks. On « visite » au passage le plus grand sex-shop de Tokyo… 7 étages de curiosités et d’émerveillement teintés d’une légère touche d’effroi, mais hélas, les photos sont interdites pour des raisons évidentes (je vois vos têtes déçues, bande de coquinous). Le quartier a bien changé en un mois : il y a maintenant un monde fou, beaucoup d’étudiants en uniforme, des employés en costume qui viennent s’y promener après le travail… Un mois plus tôt, il n’y avait que des touristes !




🍙 On retourne aussi à Harajuku pour descendre Takeshita-dori, la rue piétonne principale qu’on avait réussi à louper la 1re fois (mais, comment ?!), avec une légère déception : c’est censé être LE coin où tous les ados un peu excentriques se retrouvent, mais on les a trouvés bien sages… Point de coiffures colorées, ni de costumes improbables, ni de piercings à faire frémir leurs mamans. Il faut se rendre à l’évidence : on est trop vieilles, et la hype de Takeshita-dori n’est plus.


🍙 La Tokyo Tower
Elle ne paie pas de mine le jour, mais se révèle le soir, quand elle s’illumine de rouge vif. Oui, elle ressemble à une grosse tour Eiffel.

Surprise au pied de ce gros sapin de 333 m de haut : un petit marché de Noël allemand ! Trois cabanons, un peu de bière et des bredele, et nous voilà transportées en Forêt noire (ou presque).

🍙 TeamLabs Planets
Dur de décrire cette… expérience, à mi-chemin entre une expo d’art moderne et un parc à thème. C’est beau, c’est féérique, c’est hors du temps, on a adoré. Il y a deux TeamLabs à Tokyo, on a fait celui près de Toyosu qui s’appelle Planets (parce qu’il y a une partie où on a de l’eau jusqu’aux genoux et ça avait l’air drôle). On traverse plusieurs salles, le sol change de textures, la lumière joue avec les visiteurs, on marche dans de l’eau, on rampe dans des gros coussins… Plusieurs thématiques, avec 4 pièces principales complètement époustouflantes.

🍙 Ginza
Ginza, c’est le quartier du maxi-luxe, là où le mètre carré est le plus cher dans tout Tokyo. Ce n’est pas exactement notre tasse de thé, mais 1) il y a pas mal de bâtiments d’architecture contemporaine funky et je voyage avec une architecte, et 2) c’est là que se trouve Itoya, une papeterie centenaire s’étendant sur plusieurs étages !


Ah, et sinon :
Eh oui, je me suis fait interviewer une 2e fois pour la TV japonaise… Cette fois-ci, il a fallu que je présente une sorte de feutre en dessinant un truc devant la caméra et en disant bien que c’est trop cool. Comment ça, de la pub ? Mais noooon. (Je ne sais plus du tout ce que je leur racontais, mais ça avait l’air intense.)
🍙 Finissons ce séjour à Tokyo en beauté avec deux plats typiques, incontournables, emblématiques du Japon, mais que pourtant on n’a goûté qu’à la toute fin de notre mois de vadrouille…
Des sushi, pardi ! On est allées dans un bon resto de sushi (mais abordable), le Midori à Shibuya. Une bonne file d’attente, inévitablement, mais un régal à l’arrivée ! On a notamment pu goûter au « otoro », le thon gras, et bien que ce soit un mets de choix… ben, c’est très gras. Trop gras.
Et le dernier jour, nous avons enfin goûté au shabu-shabu, la fondue japonaise qu’on attendait depuis Kyoto ❤ Le plat se présente en une sorte de marmite avec deux bouillons, dans lesquels ont fait cuire de fines tranches de bœuf, des légumes, des champignons, des nouilles… Un délice.

🍙 Oh mais non, attendez ! En fait, ce n’est pas touuut à fait fini : après le shabu-shabu, rien de tel qu’un dernier petit onsen nocturne pour digérer ! Et pas n’importe quel onsen : nous allons à Oedo Onsen, ancré dans un petit village de style ère Edo, dans lequel nous pouvons déambuler en yukata avant d’aller barboter. LE CONCEPT DE GÉNIE.


C’est… improbable. Tellement japonais. La partie onsen est top, pleine de bains aux propriétés différentes, de saunas, de bains extérieurs… Bref, tout ce qu’on aime. J’avais un début de rhume, mais il n’a pas résisté à toute cette chaleur/vapeur/séance de bonheur.
Il y a aussi un joli jardin à l’extérieur avec un bain de pied sous forme de ruisseau qui serpente sous les lumières, le tout dans une ambiance « Alice au pays des merveilles »… Très joli, très poétique, mais par contre, faut avoir des pieds endurcis pour supporter les pierres tranchantes au fond du bassin. Ils sont fous ces Japonais.
Et bien sûr, il y a un spa pour chiens juste à côté, parce que… parce que le Japon.
Cette fois-ci, c’est bien fini… On aura optimisé ce voyage jusqu’au bout du bouuuuuut, mais toutes les bonnes choses ont une fin… On est toutes les deux ravies de notre voyage, on a pu faire/voir/manger quasiment tout ce qu’on avait noté sur notre liste mentale (et plus encore !), et notre amitié s’est renforcée un peu plus chaque jour ❤
On finit ainsi 2019 en beauté. Bring it on, 2020 !
Hélo
























































aussi mignonnes … (il manque un mot ! 😦 pardon )
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PS Vous êtes toujours mignonnes en yukata !!
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Ouiiiiii, on sait ! 😛
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Très beau final !! :))
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Merci mamina ! ❤
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