C’est parti d’une simple conversation avec mon amie Nolwenn, un beau jour d’été : « Je voudrais partir une semaine en sac à dos en Slovénie cet hiver. Je compte m’offrir ça pour mon annif. Tu veux venir ? »
…Quelques mois plus tard, un beau jour de novembre, on embarquait à bord d’un train avec nos pulls et nos slips en laine en direction de Ljubljana.

Rapide parenthèse trains : pour aller en Slovénie depuis Strasbourg – ou Bruxelles dans le cas de Nolwenn -, il faut traverser l’Allemagne et donc emprunter le réseau de la DB, ce qui se place très haut sur l’échelle de la galère ces derniers temps. Nolwenn a mis 26 heures, pour vous donner une idée.

Mais retournons à nos moutons. La Slovénie, donc.
Imaginez l’enfant illégitime de l’Italie et de la Finlande qui parlerait avec un bon petit accent slave, et vous aurez un premier aperçu plutôt convaincant de ce petit pays magique.
On a décidé de se concentrer sur le nord-ouest du pays, dans les Alpes juliennes (en Haute-Carniole plus précisément), pour profiter des montagnes, des paysages de carte postale, de la neige et des petits chalets cosy.
Depuis Ljubljana, on loue une voiture et hop, c’est parti ! Première destination : le lac de Bled.

On trouve une chambre dans une petite ferme-pension en périphérie de Bled, ce qui nous permet de laisser la voiture sur place pour tout explorer à pied (les parkings de Bled sont très chers) et surtout, de profiter de petits déjeuners faits maison avec les produits de leur ferme avant de passer la journée dans le froid.


Bled est connu pour son lac entouré de montagnes, au milieu duquel trône une petite île avec une église dessus. Paysage de carte postale par excellence, j’imagine sans problème les foules de touristes en été… Avantage non négligeable de la fin novembre : il n’y a personne (à part quelques irréductibles, mais bon, globalement on se marche pas dessus).

Il y a plusieurs points de vue autour du lac, notamment celui du château (il est apparemment payant, mais on n’est pas allées vérifier). On a plutôt choisi celui de Mala Osojnica, qui fait grimper sur une colline qui offre une vue incroyable sur l’île ET le château. Bonus complètement imprévu : en redescendant, la nuit commençait à tomber et on a eu droit à une pleine lune absolument magnifique juste au-dessus du lac.




Une carte postale, je vous dis.
Une fois en bas, on en a profité pour finir le tour du lac à pied. Ça se fait très bien et très facilement, à pied comme en vélo (je dis ça comme si je faisais du vélo, hahaha).

Bled est aussi réputé pour sa Kremšnita, un petit gâteau à la crème manifestement indispensable de tout passage à Bled qui se respecte. Ça ne nous parlait pas plus que ça, mais bon, on a succombé à la hype (pour la science).
Booon, effectivement, on n’a pas trouvé ça si fou que ça… Mais je vous garantis que si vous allez à Bled, votre curiosité aura raison de vous et vous y passerez aussi. On ne résiste pas à l’appel de la Kremšnita, sirène envoûtante de la pâtisserie slovène.
Le lendemain, direction le plateau de Pokljuka pour une rando en forêt direction Planina Zajamniki, un petit village d’alpage tout en bois un peu au milieu de nulle part, avec une vue incroyable sur les Alpes juliennes.

Pour y accéder, soit on sort le 4×4, soit on dégaine ses chaussures de rando. Notre point de départ : Rudno Polje, un stade de biathlon où une équipe de Slovènes en collants moulants s’entraînent intensément au ski de fond (je découvre, mais apparemment Pokljuka accueille régulièrement les championnats du monde de biathlon) (je sais pas trop pourquoi je vous raconte tout ça, concrètement je m’en fiche un peu du biathlon).




Si la rando est chouette sans plus, le village de Zajamniki est absolument superbe. Tout en longueur, avec ses petites maisons en bois et son charme fou.




Le village est quasiment désert, à part un mec qu’on entend tronçonner quelque part (oui, on a eu une petite seconde de flip), et un chat en manque de câlins qui s’est jeté sur nos genoux pour un quart d’heure de grattouilles avant de repartir faire sa petite vie. On imagine que le village doit être bien plus animé l’été, quand le bétail est là, mais on a beaucoup apprécié cette ambiance figée dans le temps et le gel.



Le lendemain, on monte plus au nord, direction Kranjska Gora. On repose un peu nos pieds et on se fait une petite journée road trip, il y a plein de choses à voir dans ce coin ! Premier arrêt : la cascade de Pericnik, une des plus belles de Slovénie. Je vous refais pas le topo, mais : en été il y a plein de monde, en novembre il y a personne, vive novembre.

Le sentier est officiellement fermé à cette saison, mais on peut accéder à la première cascade sans souci en faisant un peu attention à où on pose les pieds. L’accès à la 2e cascade, juste au-dessus (et dont le sentier permet de passer *derrière* la cascade) est par contre bien fermé. Bon, vu la quantité de glace luisante sur les rochers devant la première, on s’en serait un peu douté.




On poursuit en direction de la ville de Kranjska Gora et du Jezero Jasna, un petit lac artificiel qui respire bon le tourisme friqué de montagne, mais je vous le donne en mille : EN NOVEMBRE Y A PERSONNE (bonjour les vacances de misanthropes).



En poursuivant après le lac, on emprunte une petite route de montagne souvent fermée en hiver (et on a vite compris pourquoi, même si elle était encore ouverte à ce moment-là). Objectif : la Ruska Kapelica, ou chapelle russe pour les non-bilingues, une petite chapelle orthodoxe en bois toute mignonne cachée au milieu des bois (et construite par des prisonniers de guerre russes pendant la Première Guerre mondiale, beaucoup moins mignon).



Dernière étape de notre journée : une petite rando pour rejoindre un chalet-refuge avec vue sur le Jalovec, un des plus hauts sommets de Slovénie. Départ d’un autre centre sportif (le Nordijski Center Planica), avec cette fois des tremplins de saut à ski et un parcours pour les entraînements de ski de fond. Décidément.




Une fois arrivées au refuge, on s’attendait à s’installer dans un endroit cosy, avec une boisson chaude plus ou moins alcoolisée, peut-être même une petite part de gâteau slovène (PAS la kremšnita !), et nos petons bien au chaud près d’un poêle à bois. Mais en poussant la porte, notre enthousiasme a commencé à reculer à petits pas.

La porte est ouverte, les tables sont mises, tout nous invite à l’intérieur… Mais le silence des lieux et la déco unique en son genre commencent à nous mettre mal à l’aise. Tant pis pour le petit gâteau slovène, on a toutes les deux vu assez de films d’horreur pour savoir quand il est temps de se barrer.


On reprend donc le chemin de retour, en faisant un détour par une (petite) cascade prise dans la neige.




Une fois de retour à Kranjska Gora, on termine la journée dans un resto incroyable, aux proportions plus que généreuses (on voulait prendre un petit accompagnement en plus, le serveur a ri et nous a dit « no no no, too much ») et au petit vin blanc chaud à tomber par terre. Saucisses de Carniole et čevapčiči pour 6, les portions slovènes ont eu raison de nous (mais aucun regret, c’était délicieux).



Voici qui conclut la première partie de ce petit voyage en Slovénie !

À bientôt !
Héloïse
Merci beaucoup pour les repères géographiques qui ont très certainement aidé les personnes avec peu de sens d’orientation… 😏 (En particulier la carte avec les transports en commun depuis la Belgique et la France 🤣)
Sinon ce gâteau avait l’air bien bon visuellement 🍮
Par contre ce que je comprends c’est que vous avez seulement enchaîné des rando… (Bande de tar………) 🤣🤣🤣
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J’ai créé cette carte spécifiquement pour toi, je suis contente que tu l’apprécies 😌
Oui on a beaucoup marché 🤭 C’est pour éliminer le gâteau chelou !
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