Lac Inle et joyeuses festivités

Mingulaba !

(Eh ouais, deux semaines dans le pays et on est déjà bilingues !)

Bon, j’espère que vous êtes bien installés, cet article risque d’être un peu long…

Nous venons de quitter la région du Lac Inle, où nous avons passé Noël, mais avant de vous parler plus en détail de ce grand coin de paradis, faisons un rapide retour en arrière sur le moment où nous avons quitté Hpa An pour rejoindre Loikaw, petite ville peu touristique au centre du pays.

Longue distance oblige, nous avons dû prendre un premier bus (de luxe, avec plein de place pour nos grandes jambes d’Européens, des snacks et même un écran comme dans les avions), puis un taxi, puis un deuxième bus (un vrai cette fois, du genre pas confortable), et nous sommes arrivés 22 heures plus tard à Loikaw, frais comme des gardons. Frais au sens littéral : on débarque au petit matin, dans la nuée des « Taxi ? Taxi ? You want taxi? » et on se les pèle ! Fini les 35°, notre polaire n’est pas de trop.
Il y a en gros 2 intérêts à s’arrêter à Loikaw. 3, allez.

1. Une pagode, évidemment ! Elle ne vaut pas à elle toute seule le détour par Loikaw, mais une fois sur place, ce serait dommage de la manquer. Les stupa (pour rappel : les petits dômes pointus qu’on voit partout) sont perchées sur des rochers, tous reliés entre eux par une foultitude de petits escaliers. Rigolo.

2. Un resto de spécialités intha (de la région du lac Inle). On ne l’aurait jamais trouvé sans guide, c’est tout petit et tout est écrit en birman, mais qu’est-ce que c’était bon ! Saucisses locales, boulettes de viande épicées et espèces de boudins de type gnocchi aux herbes, cuits dans des feuilles de bananier. Évidemment, la photo ne leur rend pas justice (mais c’est tellement bon, sans vouloir insister lourdement).

3. L’absence quasi totale de touristes… C’est toujours sympa d’avoir l’impression d’être des explorateurs en terre semi-inconnue !

Loikaw n’est qu’une escale pour atteindre notre vraie destination : le fameux lac Inle ! Pour plus de fun (et parce que le bus, ça suffit), on décide de prendre un bateau pour faire toute la remontée jusqu’à Nyaung Shwe, notre point de chute pour les prochains jours. On rejoint un petit embarcadère et, sur le coup des 8h, notre fière barque s’élance dans une volée de mouettes à l’assaut du premier lac (oui, il y en a deux en fait).

Champions du selfie

Le paysage qui s’offre à nous est absolument merveilleux. Le lac inférieur est bien moins touristique que son voisin Inle et nous sommes les seuls sur l’eau à part quelques barques de pêcheurs. On traverse des petits villages sur pilotis, on dérange quelques oiseaux, on aperçoit des stupa un peu partout dans les montagnes tout autour…

Des… nouilles ?

On navigue un bon moment, tout émerveillés que nous sommes, avant que notre guide ne nous arrête devant une pagode très impressionnante, constituée de dizaines (centaines ?) de petites stupa. Un peu plus tard, une autre pause pour visiter une distillerie familiale d’alcool de riz (avec dégustation à 10h du matin – à la vôtre !) puis halte à Samkar, où se trouvent d’anciennes ruines de temples dévorées par le temps et la végétation.
On ne s’attendait pas à faire autant d’arrêts, on est bien contents !

Notre fière barque !

On arrive à l’entrée du lac Inle pour la pause de midi. Changement d’ambiance : on croise des barques remplies de touristes partout, le silence de l’eau a laissé sa place au vacarme des moteurs. D’ailleurs, on s’arrête à plein d’endroits pour visiter ici une bijouterie spécialisée dans l’argent, là un atelier de tissage de lotus et de soie… À chaque fois, on est accueillis par une petite nénette au discours bien rôdé. Intéressant, mais nettement moins paisible et intimiste que nos visites du matin !

Cette photo glamour n’a rien à voir avec les visites, on était un peu dissipés.

Puis nous y sommes enfin : on entre en plein cœur du lac Inle, au beau milieu des pêcheurs avec leurs filets en forme de cône et leur technique de pied qui fait la couverture du Lonely Planet.

La lumière décline et on arrive en fin d’après-midi à Nyaung Shwe (oh tiens, j’ai un coup de soleil).

Si je devais décrire notre séjour à Nyaung Shwe en 3 mots, je dirais : bateau, vélo, restos ! On sent que le lac Inle a la cote en Birmanie : Nyaung Shwe est un repère de backpackers et ses rues proprettes fourmillent d’hôtels, de restos avec wifi, de service de lessive et de petites agences de voyage locales. Malgré cette ambiance archi-touristique, la ville est charmante et notre hôtel se trouve dans un petit quartier tranquille, éloigné du centre.

Ceux qui me connaissent savent que j’aime le vélo autant que les enfants aiment les épinards, mais il faut bien reconnaître que c’est un moyen de transport pratique pour découvrir l’arrière pays et visiter les villages environnants.

Position de yoga n° 2794 : la Stupa.

Puis arrive le 24 décembre… Pour fêter Noël, on s’est offert un petit hôtel de foufous directement sur le lac, accessible uniquement en bateau et construit sur pilotis. La famille et les amis nous manquent en cette période de festivités, mais on réussit à se consoler avec la piscine.

Et l’apéro !

On met un peu notre rythme effréné de côté pour les fêtes, le lac Inle étant propice au farniente , et on s’applique donc à se détendre comme il se doit.
Le soir, notre hôtel a organisé une soirée spéciale Noël, avec musiciens pour l’ambiance kitsch de rigueur, gros buffet (on a mis un point d’honneur à tout goûter !) et chasse aux cadeaux pour les clients de l’hôtel. Ho ho ho.

Il y en a un qui a été gâté !

On profite jusqu’à la dernière minute de notre resort de pachas, puis on prend un bateau jusqu’à notre 2e hôtel de Noël. Il s’agit cette fois d’un séjour « chez l’habitant » à Inn Paw Khon, le petit village sur pilotis où on avait visité les fabriques d’argent et de tissus. On bascule sans transition du côté non touristique de la force !

Nos hôtes, une jeune femme et son frère, sont adorables. Le contact est passé très vite, très simplement, comme si on était invités chez des amis. Ils nous ont emmenés faire un tour en barque dans le village (on a même dû mettre la main à la rame !) et on s’est joint à une petite fête à la pagode du coin pour célébrer l’entrée chez les moines d’un jeune garçon. On s’est senti un peu intrus, mais on nous a vite assis derrière une table pleine de nourriture à grands renforts de sourires et petits coucous.

Ce poisson grillé était bon à s’en taper le cul par terre, si vous me permettez l’expression.

On n’est restés qu’une nuit, mais gros GROS coup de cœur pour cet endroit ! Le village est choupi tout plein, comme ses habitants, et on s’y sent hors du temps. La retraite idéale pour les peintres et les écrivains 🙂

Mais il est temps de mettre un terme à toute cette oisiveté et de reprendre la route… Ce pays ne va pas se visiter tout seul, nom d’une stupa ! Nous partons donc dans un mélange de tristesse et d’excitation pour Pindaya, petit patelin un peu plus au nord du lac. Record battu du nombre de moyens de transport différents pour une si petite distance : barque, arrière d’un camion (arrangé à la dernière minute par notre hôte pour qu’on paye moins cher – la gentillesse birmane n’est pas une légende), mini-van et taxi.

À l’aiiise.
Petite choupette vue en route

La région de Pindaya est connue pour sa grotte aux 8000 bouddhas qui est… effectivement remplie de bouddhas, au point d’en faire une overdose. On ne peut pas dire que ce soit beau, mais c’est impressionnant. Gargantuesque. Bou(ddha)limique. (pardon)

Mon préféré… hihihi
Champions du selfie – bis

Le coin est également réputé pour ses treks. Très bien, on signe donc pour un trek à la journée ! Après le mont Zwegabin, plus rien ne peut nous arrêter. On passe dans des petits villages Danu qui font du thé, on voit des plantations dudit thé, on visite une petite grotte à bouddhas bien planquée dans les montagnes… Notre guide n’est hélas pas très causant, mais il nous aura permis de faire une petite rando dans les montagnes et d’emprunter des chemins qu’on n’aurait jamais trouvés tous seuls. Moment fort de notre trek : un gros serpent qui passe tranquillement juste sous notre nez ! (2 minutes après qu’Aurélien ait demandé s’il y avait des serpents et que le guide nous ait répondu, sûr de lui, « nooo, never! »)

Notre guide, au style inimitable.

En deux jours, on a vraiment eu le temps de visiter la ville de fond en comble… Pagodes, tour de l’étang, petit marché, Pindaya n’a plus de secrets pour nous !

Pas de gros coup de cœur pour la ville, mais on a quand même fini notre séjour en beauté : un délicieux repas bien birman dans un resto fréquenté uniquement par les locaux, comme on les aime ! Il faut savoir qu’on a rarement été emballés par la gastronomie birmane jusque là, qu’on trouve souvent très grasse et un peu fade… On est loin d’être des experts, évidemment, mais du coup on apprécie d’autant plus de tomber sur un plat un peu élaboré !

…qui une fois de plus ne rend pas grand-chose en photo.

 

Vous êtes toujours là ? Vous avez survécu ? Bien. Pour vous mettre en bouche pour la suite : notre prochaine destination… c’est Bagan. 😀
Ah oui, et la petite carte qui va bien :
Hélo

5 commentaires sur “Lac Inle et joyeuses festivités

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  1. Coucou !
    Merci pour ce chouette article, c’est toujours aussi sympa de voyager avec vous. Bonne année 2018 à tous les 2, on dirait qu’elle commence bien 😁!
    Bises

    J’aime

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