C’est avec un léger pincement au coeur que l’on quitte cette Birmanie qui nous aura tant plu, mais notre visa expire alors direction le voisin thaï. Pour pas mal de raisons on choisit de s’en tenir au Nord, et c’est par avion que l’on arrive à Chiang Mai.
J’avais entendu bien du positif sur cette ville, Hélo en avait un bon souvenir de jeunesse, aussi nos attentes étaient plutôt élevées. Première impression : il fait chaud et humide ! Le taxi quitte l’aéroport pour pénétrer dans la vieille ville (Old City), entourée de remparts, où se trouve notre hôtel à 320 bahts – la monnaie nationale – soit 8€ la chambre.
Vous avez peut-être constaté que nous étions 2 gros gourmands, qui se languissent d’avance de goûter la cuisine thaïlandaise, jouissant d’une certaine réputation. Chiang Mai regorge de marchés et le premier venu cache déjà un trésor : une barquette de mangue avec du riz collant (sticky rice) de plusieurs couleurs arrosé de lait de coco, 1€, Hélo jurera alors vouloir consacrer sa vie à déguster ce met délicieux.
Avant de poursuivre je préfère alerter celles et ceux qui pourraient être en plein régime, cet article va parler principalement de bouffe et risque bien de ruiner tous vos efforts, alors ne faites pas comme nous, tachez de rester forts.
Voyageur organisé obsessionnel, je nous ai préparé une petite liste avec des plats à ne pas manquer. Ce midi on va pouvoir cocher le fameux pad thai (nouilles sautées aux crevettes avec des cacahuètes) et le fabuleux tom kha gai (plat de poulet baigné dans le lait de coco), en buvant un thé glacé thai, infusé lui avec du tamarin, d’où cette étonnante couleur orangée.
De prime abord Chiang Mai offre un visage très occidentalisé, touristes en pagaille, McDo et compagnie, nombreux expatriés aussi, on peinerait presque à détecter des visages locaux. La pudeur birmane parait bien loin, étrangers et thai sont ici en mini-shorts – quand ce n’est pas torse nu – et même dans les temples, quelques tenues sont vraiment irrespectueuses. La circulation est infernale, bref, difficile de se relaxer.
Alors pour percevoir l’autre face de la ville il faut se lever tôt, manger un fruit de la passion : important, puis découvrir les nombreux temples de la vieille ville, à l’heure où les uns dorment. Mention spéciale au Wat Chedi Luang pour son chedi justement (1ère photo), mais encore plus au temple (Wat) Sri Suphan : le temple d’argent. A l’entrée, une donation est obligatoire – cherchez l’erreur, mais tout cet argent (petit jeu de mot) dehors comme dedans, c’est assez fou ! La musique zen diffusée est la cerise sur la gâteau, on est bien..
A travers quelques jolies petites rues on découvre un tag, un autre temple, des moines, tout un tas de curiosités en fait.
Ou encore ça :
Il se fait faim vous ne trouvez pas ? Chaque soir on dévalise les multiples marchés de nuit à coups de brochettes, rotis indiens et autres douceurs souvent à base de banane/coco.
Pour éliminer tout ça on part à l’aventure, quitte la ville dans un très pratique taxi rouge (le rot daanh, courant ici), marche un peu dans la montagne, pour découvrir un petit bijou : le Wat Pha Lat ; un temple dans la jungle, à côté d’une cascade. Presque personne, le rêve, dommage que le temps soit un peu couvert, mais le lieu est vraiment propice à la détente.
Il reste un temple en haut de cette même montagne que l’on aimerait visiter, le Doi Suthep. Notre havre de paix se trouvait à mi-chemin et comme aucun bus ni tuktuk ne semble disposé aànous offrir la montée, reste plus que le stop ! Rien de bien compliqué – même si Hélo s’y essaie pour la première fois – un couple thai en 4*4 s’arrête rapidement et nous prend à l’arrière, cheveux aux vents.
Le temple est HYPER touristique, perches à selfie et appareils photos envahissent le paysage pour mémoriser la vue ainsi que les superbes temples de l’étage supérieur. Vous l’aurez compris, nous les touristes on ne s’y fait pas ! Alors on redescend la montagne en rot daanh, petit jeu de chaises musicales pour caser les 2 moines dans le véhicule : je suis le seul homme et hors de question qu’un moine touche une femme, alors on m’installe serré comme une sardine entre eux et une touriste.
Le dernier midi on retrouve Lucille, une excellente amie de Nantes, pour déjeuner, elle arrive en doudoune, car il ne fait que 20 degrés comprenez.. et commande un de nos plats préférés : la soupe Tom Yam. Trop epicée, elle nous regarde manger notre massaman curry – encore un coup de coeur, mais quel plaisir quand même, de se croiser à l’autre bout du monde. On se doit de la quitter pour attraper notre bus, en espérant la revoir plus tard en Asie.
Goodbye Chiang Mai, notre chambre d’hôtes au nom évoquateur : Like Home et sa patronne adorable, pour rejoindre plus à l’Est, Chiang Rai. Un bus bondé nous oblige à nous asseoir séparément et mon voisin fait partie des raisons pour lesquelles ce pays peine encore à me convaincre : il est britannique, vient de passer plusieurs jours à Pattaya, haut lieu du tourisme sexuel, et ne m’épargne aucune de ses expériences.. beurk ! Je remets mes écouteurs. Retour sur quelques belles images pour oublier..
Sur une route en très bon état, qui démontre là encore que la Thaïlande s’en sort bien et se développe à toute vitesse, on arrive à Chiang Rai et cette fois ça caille ! La météo est capricieuse depuis plusieurs jours. Plus petite et moins prisée des touristes, cette ville devrait nous offrir une toute autre expérience.
Au matin suivant, Hélo me « tanne » une fois de plus avec son vélo (je plaisante), notre mode d’exploration préféré. Le paysage est ici rural, beaucoup plus authentique. Le centre ville ne présente que peu d’intérêt alors on va rouler une bonne douzaine de kilomètres – parfois sur l’autoroute comme des ptits fous – jusqu’au Wat Rong Khun, le temple blanc.
Toute la population chinoise semble avoir prévu de le visiter aujourd’hui, c’est effrayant. Malgré tout, semblable à nul autre temple, il est macabre, cache des petites têtes pendues de Gollum, Batman et autres figures culturelles, en fait il n’a presque rien de religieux, mais qu’est ce qu’il est beau !
On quitte un bain de foule pour un autre, retour dans le centre de Chiang Rai, où se tiennent aujourd’hui 2 choses. Un festival de fleurs d’abord, exposé en ce moment dans un petit parc, moi qui aime autant les fleurs que le thé, dois pourtant lui reconnaître sa beauté. Je me surprends même à faire un tas de photo, révélant à Madame, un peu éhonté, une part de ma féminité. Ça sent bien bon et des concerts sont donnés au centre du parc, vraiment sympa.
Mais arrêtons de tergiverser, le vrai plus de cette journée, c’est le marché du samedi soir, on est sacrement chanceux pour le coup. C’est un des plus grands que j’ai jamais vu, le choix pour s’alimenter est si grand qu’il en devient cruel. On s’autorise à dépenser 10€, et croyez moi sur un marché asiatique ça en fait un petit pécule ; on retiendra les samosas divins, les raviolis (dumplings) excellents et le sticky rice with mango réglementaire d’Hélo. Parce qu’il n’y a pas que la bouffe dans la vie, ce marché nous aura aussi marqué pour ses musiciens de rue, de la petite fille souriante, au jeune homme aveugle tout aussi talentueux.
18H en Thaïlande, il y a comme un bouchon dans le marché ! Mais que se passe t-il ? Rien de bien grave, comme à 8H du matin le pays s’arrête pour l’hymne national, le temps d’une brève minute, puis la vie reprend. L’estomac plein, on rentre à l’hôtel en roulant.
Dernier jour à Chiang Rai, on visite cette fois le temple bleu. Un peu de chinois déjà en ce début de journée mais encore un bon moment, et du bleu partout. Des chats retiennent en otages les chaussures d’Hélo, avant de lâcher prise, juste à temps, pour notre bus suivant.
On abandonne Chiang Rai qui, n’en déplaise à certains, nous aura plu davantage que Chiang Mai et part vers le Laos, à bord d’un bus couchette à échelle disons.. thaïlandaise, on est serré en gros.
Khop Khoun Khrap (merci) et à bientôt !
A.

















































Quels beaux cheveux Héloïse 😍 ! Je kiffe les bus couchette pour nains haha ! 😂
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Hehehe 😎
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Merci pour ce bel article!
Les dumplings me rappelle les « bouchons » qu’on mange à l’ île de la réunion. Là-bas ça ce mange en « sandwich bouchon » 🙂
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Un sandwich de dumplings… Ça doit être
tellement bon 😱
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J’ai l’impression que cette région a beaucoup changé … C’est vrai que ça fait … 14 ans qu’on y était avec Héloïse !! Il n’y avait pas de Gollum ni de chinois dans les temples !! Mention spéciale pour la photo du sticky rice with mango, c’est …coloré !
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J’aurais préféré plus de Gollum et moins de Chinois ! Mais oui, ça a bien changé… J’ai peur de ce qu’on va découvrir au Vietnam !
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