Le Laos, c’est karstique, c’est fantastique ♥

Pfouloulou, on prend du retard dans nos articles ! On s’apprête déjà à quitter le Laos, après deux semaines incroyables et riches en péripéties. Mais une chose à la fois ! Retour en arrière sur notre arrivée au Laos, 3e pays de notre itinéraire et une nouveauté pour tous les deux. Première étape : la belle Luang Prabang, qui étale ses petites rues proprettes et patrimoniales le long du Mékong. Influence française oblige, ici les stands de rue vendent aussi des baguettes et des croissants ! Luang Prabang invite à la flânerie et à la détente, et c’est très exactement ce qu’on va faire pour occuper nos 2-3 jours sur place. C’est en quelque sorte une étape « repos/restos » avant de plonger dans la campagne laotienne.

Good morning, Mékong
Le petit tuk-tuk choupi qui va bien
Charmant pont de bambou sur la Nam Khan (qu’on a emprunté, bien entendu)

À peine arrivés, nous voilà déjà attablés à l’incontournable Banneton, LA boulangerie française de Luang Prabang, où on se prend un petit déjeuner bien d’chez nous qui mine de rien ne fait pas de mal.

Spéciale dédicace aux Mosellans : notez la bouteille de Maggi sur la table

Petite cerise sur la baguette : on s’accorde une gourmandise de luxe, parce que c’est janvier et qu’on le vaut bien : une galette des rois !  ♥

La plus petite galette du monde, mais j’ai eu la fève, ça compense.

Pour continuer sur notre lancée gastronomique, la ribambelle de restaurants de Luang Prabang nous a permis de découvrir un peu la cuisine du Laos : sticky rice (les Laotiens sont les champions du monde du sticky rice), fondue lao, lap (mélange de viande hachée et herbes aromatiques bien parfumées) et autres spécialités bien appétissantes !

Sticky rice, curry de buffle, saucisses de Luang Prabang…
Lap de porc à tomber
Fondue lao (et Beerlao pour la science)

La ville est petite, on en fait rapidement le tour à pied. On visite quelques temples, dont le très élégant Vat Xieng Thong, l’un des plus beaux de Luang Prabang…

…mais appelez-moi Xieng Thong.

  

Bonus : on a trouvé la laverie

On continue notre exploration, en nous perdant dans d’autres temples plus petits et encadrés de jardins luxuriants.

En plein cœur de la ville, une colline, avec un splendide point de vue sur le Mékong au coucher du soleil. Nous ne sommes manifestement pas les seuls à avoir eu cette idée, toute la Corée et une bonne partie de la Chine s’y est donné rendez-vous.

Coucher de soleil sur le Mékong.
Naaan, je plaisante.
C’est mieux comme ça, non ?

Quitte à être au bord du Mékong, pourquoi ne pas le traverser ? Un bac permet d’atteindre l’autre rive en quelques minutes et d’aller explorer l’autre côté.

Étonnamment, l’ambiance change du tout au tout ! Finies les petites ruelles choupi, les  boulangeries et les cafés branchés, place aux chemins de terre traversés par des hordes de poules, de chiens, d’enfants… Une vraie vie de village à deux pas de Luang Prabang. Une fois sortis du village, une petite marche en forêt mène à plusieurs temples.

Hellooo, beau gosse.

Un temple-BD, improbable.

On a beaucoup aimé nos quelques jours à Luang Prabang (et on y a bien mangé !), mais la suite de notre programme promet d’être encore plus sympa. Direction Nong Khiaw au nord du Laos, petit village confortablement installé entre les montagnes et le magnifique fleuve Nam Ou.

On arrive en début de soirée à Nong Khiaw. Il fait déjà trop sombre pour profiter de la vue, mais les premières étoiles commencent vite à apparaître… Pouloulouuu ! Nong Khiaw est un grand village, mais il n’y a quand même que très peu de pollution lumineuse et la spectacle de la nuit est fabuleux. On se rend compte qu’on a vadrouillé de villes en villes depuis près de 10 jours (depuis Mandalay en fait) et retrouver le calme et l’éloignement de la campagne nous fait un bien fou !

On ne reste que pour la nuit, car le lendemain, on prend un slowboat jusqu’à un autre village, toujours plus loin, toujours plus beauuuu, qui répond au doux nom de Muang Ngoi. Autrefois perle cachée de la région, le village est maintenant bien connu des guides et des touristes et on n’est pas tout seuls à nous présenter à l’embarcadère ! Le Routard doit se montrer enthousiaste sur la question, car il n’y a que des Français avec nous (ah, c’est bien la peine de voyager, tiens).

Ah, ce qu’on est serrés…

Malgré notre crainte de découvrir un village complètement dénaturé pour le tourisme, Muang Ngoi a finalement gardé le charme et le rythme de vie d’un petit village tranquille. C’est particulièrement flagrant en journée, quand les touristes partent en vadrouille, laissant place au petit théâtre de la rue laotienne.

Mamie et son poussin, un grand moment de choupitude.

On tombe immédiatement sous le charme de l’endroit. Dur de résister, entre les eaux limpides de la Nam Ou, les imposantes montagnes karstiques, les après-midi à se balancer dans un hamac, les doux bruits de la nuit…

Nous, ça va, merci.

Autour de Muang Ngoi se trouvent plusieurs autres villages, toujours plus loin, toujours plus petiiiits, qu’on peut atteindre à pied en quelques heures. On se lance de bon matin sur les petites routes, barda sur le dos, dans le but de trouver où dormir dans un des petits villages en question. Ce n’est pas une randonnée bien compliquée, mais il faut parfois traverser des rivières à gué, rigolo.

Maître buffle dans un buisson perché…

On arrive finalement à Huay Sen, où on décide de passer la nuit. Une petite guesthouse nous tend les bras… ainsi qu’une grande bouteille de Beerlao*, la bière nationale. Les nuits ont beau être fraîches, le mercure grimpe très vite en journée ! On finit par passer une partie de l’après-midi à bavarder avec un couple de Tchèques très sympathique en sirotant notre bière, interrompus de temps en temps par la patronne qui nous sert des petits verres de Lao Lao, tout sourire. Vous vous en doutez : une boisson qui se sert dans des petits verres ne peut pas être innocente, et le Lao Lao, malgré son nom choupi, ne fait pas exception à la règle. On sent nos dents fondre à chaque gorgée, mais c’est convivial.

*Astuce : il faut la boire tôt, tant qu’elle est encore fraîche de la nuit, car il n’y a pas de frigo !

Notre guesthouse 1 million d’étoiles

Un peu plus tard, on part découvrir les environs de Huay Sen (hips !). À peine sortis du village, on se fait poursuivre par deux-trois gamins qui réclament des stylos. J’en sors un de mon sac, heureuse de pouvoir faire plaisir à ces jeunes âmes en quête d’éducation… quand aussitôt, une horde d’enfants surgit de nulle part en criant « Pen! Pen! Pen! »… Juste ciel. (Note pour plus tard : en acheter toute une boîte.) Hon n’est pas en reste niveau B.A. : un vieux monsieur lui montre le fond de son œil avec insistance, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’il cherche des gouttes pour les yeux. Ça tombe bien, on en a un flacon, acheté en Birmanie. L’homme semble perplexe (ce machin sent la menthe, comprenez-le), mais on lui assure que ça se met bien dans les yeux.

On atteint enfin la sortie du village, pour nous retrouver dans des champs entrecoupés de petits ruisseaux à traverser, une fois de plus à gué.

Comme les vaches.

Le soir, repas de noodle soup classique et tentative de conversation au coin du feu avec notre hôte, mais notre lao n’est décidément pas assez bon… On n’oublie évidemment pas de jeter un coup d’œil au ciel avant de dormir : on ne nous autorise hélas pas à sortir du village à cause des insectes (?), mais on profite quand même, malgré l’éclairage des maisons, du plus beau ciel étoilé depuis le début de notre voyage.

Point de photo d’étoiles, mais la lune était folle aussi.

Après cette parenthèse au milieu de nulle part, retour à Nong Khiaw ! On n’avait pas eu le temps de bien visiter la première fois, c’est maintenant chose faite. Par « visiter », je veux bien sûr dire « grimper au sommet du Pha Daeng Peak pour avoir une vue imprenable sur les environs ».

Voilà qui pose une ambiance.

La rando est un peu ardue au début, surtout que le soleil est impitoyable, mais ça se transforme vite en parcours d’agilité dans la jungle, à escalader des rochers, passer sous/sur des branches… Marrant ! Et au sommet, une bien belle vue nous attend.

À temps pour le coucher de soleil, pouloulou !

Bim, un petit panorama pour l’occasion.

On fait le retour dans le noir, à la frontale, heureux au milieu des chants d’oiseaux et autres bruits plus ou moins identifiés (pas de gibbons ni d’éléphants, hélas).

Toujours aussi doués en selfie.

On est ravis de notre voyage dans le nord du Laos pour le moment, c’est un gros coup de cœur pour tous les deux. Et c’est pas fini, car nous allons bientôt prendre un bus pour… notre prochaine étape de folie, mais je vais laisser planer le suspense !

Le repos du guerrier

Et une carte depuis Chiang Rai, tiens (remarquez le petit Muang Ngoy, juste au-dessus de Nong Khiaw !) :

Hélo

3 commentaires sur “Le Laos, c’est karstique, c’est fantastique ♥

Ajouter un commentaire

  1. Non mais! C’est incroyable! Moi, je me trouve seulement quelques kilomètres de la frontière française et impossible de trouver une galette des rois…et vous au Laos, aucun problème pour ça!

    Et trop de chance! Vous avez vu une éclipse lunaire avec un supermoon en même temps, ici on en a parlé, mais invisible en Europe! Le timing!

    Et je trouve très bien que vous visitez aussi la campagne en non seulement les grandes villes et les plages comme beacoup de touristes. Cela nous montre une impression assez authentique je pense.

    Ma photo préférée du blog, c’est la foule qui prend en photo le coucher de soleil super romantique. ^^

    J’aime

Répondre à Thuythuy Annuler la réponse.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑