Interlude : Mendoza

En attendant le looong article sur le nord ouest de l’Argentine, faisons une pause à Mendoza, voulez-vous ? Une petite pause de 2-3 jours histoire de couper le trajet Bariloche – Salta et se dégourdir les jambes.

Nous avons quitté la Patagonie et ça se sent ! Ambiance caliente, peintures murales colorées, belle végétation dans les rues…

…et empanadas pas chers ! De manière générale, la Patagonie est plus chère que tout le nord du pays.

Mendoza est réputée pour ses vins rouges, notamment le malbec. Mais il est encore un peu tôt, donc on commence notre journée par un brunch qui nous change agréablement de nos conserves. On est dehors, à l’ombre des palmiers… Pas de doute, on a bien quitté la Patagonie.

Mais je vous vois venir, amis alcooliques, les limonades maison ne vous intéressent pas plus que ça !

« C’est bien vrai. »

Mendoza se prête bien à la visite de « bodegas », ces grandes propriétés vigneronnes qui proposent des tours guidés des lieux et des dégustations. Hélas, nous n’avons que peu de temps… et si on retire les heures de sieste où tout est fermé (13h-17h), la journée passe bien vite.
Point de bodega pour nous, donc, mais on s’installe le soir dans un resto sympa avec une jolie carte des vins.

On s’est choisi un malbec, bien évidemment. On ne s’y connaît pas très bien, mais les malbecs argentins ne nous ont jamais déçus ! La taille des verres de vin toujours aussi indécente non plus.

Faisons d’ailleurs un petit encart sur la cuisine argentine ! C’est bien connu (et vous l’aurez compris avec notre resto précédent), les Argentins maîtrisent la viande « a la parilla », le barbecue local, comme personne. Vraiment, c’est une tuerie, même dans le petit « comedor » du coin qui ne paye pas de mine. Il y a des espaces à parilla dans tous les campings et les Argentins s’en donnent à cœur joie, mais bon, on ne se sent pas à la hauteur.

Amis végétariens, pardon.

On trouve aussi beaucoup de spécialités d’origine italienne. Pâtes maison, gnocchis, raviolis, pizzas… mais à la sauce argentine. Il y a énormément de restos italiens à Buenos Aires, on tentera avant de partir !

Pizza criolla d’Ushuaia qu’on aurait pu manger à 4.

Dans la rue, des petits stands et des gargottes proposent des choses à grignoter : empanadas (mes préférés), panchos (sorte de hot dogs), tortillas jamon y queso (sorte de galette cuite au barbecue)… C’est pas très sain, on est d’accord.

Il y a une saucisse sous cette montagne de mini-frites.

Les Argentins adorent les pâtisseries et la glace aussi ! Petits croissants (medialunas), alfajores (biscuit sandwich avec du dulce de leche dedans), tartes en tous genres… Et la saveur ultime de tout, partout, tout le temps, c’est le dulce de leche. Vous savez, une espèce de confiture de lait qui rappelle le caramel. J’adore ça, mais j’en connais un qui sature vite.

Un alfajor… Lui il est tout petit, mais il y en a de toutes les tailles !
Œuvre d’art visuelle et gustative.

Dans le nord -ouest, on trouve d’autres spécialités mais je vous en parlerai dans le prochain article. 🙂

Le lendemain, on sort un peu de la ville pour aller faire un tour du côté de Puente del Inca et du Parc provincial Aconcagua. On voulait faire une pause bus, c’est raté : il y a bien 4 heures de trajet jusqu’à Puente del Inca ! (Ce pays, sérieusement.)

On a les fesses plates, mais ça vaut le coup ! Puente del Inca est connu pour son pont de pierre naturel aux couleurs hallucinantes. L’eau ici est particulièrement riche en minéraux et recouvre tout d’une étrange couche jaune-orangé…

Le village lui-même semble abandonné. Quelques stands de souvenirs commencent mollement à s’installer, mais on sent bien que les heures de gloire touristique de ce lieu appartiennent au passé. Il y avait un établissement thermal ici à une époque, et une ligne de chemin de fer… Les deux sont fermés et laissés à l’abandon aujourd’hui.

Bled paumé, mais coloré.

À 2 ou 3 km de Puente del Inca se trouve l’entrée du Parc provincial Aconcagua. L’Aconcagua, c’est le plus haut sommet du continent américain (et le plus haut en dehors de l’Asie !) avec son petit 6 962 m fillette.

On y va à pied, en longeant l’ancienne voie de chemin de fer ! Hyper photogénique.

Ciao Puente del Inca !
Photogénique, non ?

Ambiance.

Rencontre incongrue en chemin, au milieu de nulle part, un bus abandonné. On ne sait pas depuis combien de temps il est là, ni pourquoi, mais il a une bonne bouille.

On n’a pas le temps de faire la grosse rando vers le camp de base de l’Aconcagua (et la météo ne s’y prête pas), mais on se fait une petite marche vers un premier point de vue. Mine de rien, on est à quasiment 3000 m d’altitude et on se sent vite essoufflé !

Tant qu’on est là, je vous présente mon pire ennemi de la pampa des montagnes :

Ces petites boules s’accrochent et piquent tels des shuriken de ninja, et bonjour la galère pour vous en débarrasser.

Dommage pour nous, l’Aconcagua cache sa tête dans les nuages. 😦

Derrière ce nuage se trouvent quelques 7000 m de majesté. Diantre.

Peu importe, tout le paysage est fantastique. C’est GRAND, on est tout seul, les montagnes ont des couleurs incroyables… Mais j’arrête là avec les superlatifs, il faut que j’en garde pour vous raconter le nord-ouest !

On retourne tranquillement à Puente del Inca savourer un petit café en attendant notre bus retour.

On part déjà le lendemain pour Salta ! Rapide arrêt, mais Mendoza a eu le temps de nous charmer. À nous les paysages fifous du nord-ouest !

Hasta luego!

Hélo

6 commentaires sur “Interlude : Mendoza

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  1. Oh mon Dieu, ça y est j’ai faimmm !
    je prends : empanadas en apéro, de la viande a la parilla en plat avec 1 grand verre argentin de Malbec et une bonne part de pizza, et en dessert, la grosse glace en photo là
    J’attends sagement la livraison, je bouge pas !

    J’aime

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