C’est la rentrée…

…des classes pour les petits Argentins, et la rentrée en France pour nous !

Mais n’allons pas trop vite, il nous reste encore un peu de temps avant le décollage.

Après nos quelques jours à Iguazú, nous redescendons vers Buenos Aires avec un arrêt à Gualeguaychú pour le week-end. Ce nom ne vous dit sûrement rien, mais c’est la capitale du carnaval en Argentine ! Le Carnaval del País, de son nom, est le 2e plus grand en Amérique du Sud après Rio, même si les deux ne jouent pas dans la même cour… (heureusement, il y a des plumes et des paillettes à foison dans les deux, ouf).

Le carnaval a lieu tous les samedis soir de janvier et février avec un final de folie début mars : on fait la fiesta 3 nuits de suite pendant lesquelles sont élus les rois et reines du carnaval. Il existe cinq « clubs » officiels (les comparsas), mais seuls trois se présentent chaque année. Un seul remporte le titre ultime de roi du carnaval et les deux perdants laissent leur place aux deux clubs qui n’ont pas participé – voilà le carnaval dans les grandes lignes.

On arrive le vendredi matin, ce qui nous laisse plein de temps pour visiter la ville, boire du maté en papotant avec Maria Marta, notre hôte Airbnb, et faire monter la pression pour le lendemain soir.

J’essaye de parfaire mon bronzage à la plage.
Un peu de maté ?
Le Corsodromo, temple du carnaval

Après une journée de balade dans une chaleur étouffante, les premières gouttes de pluie commencent à tomber. Et ça, c’est une très, très mauvaise nouvelle. S’il pleut trop, l’eau risque d’endommager les chars et les parures pleines de plumes et le carnaval est alors annulé ou reporté !

La pluie redouble d’intensité… Nous passons donc la journée du samedi dans la crainte, fixant les nuages noirs d’un air désespéré en mangeant des alfajores.

La route vers la boulangerie…

La soirée arrive, nous sortons donc (k-way dans le sac) vers le Corsodromo, haut lieu des festivités. On se sent d’ailleurs d’humeur festive, on boit une petite bière en chemin en faisant des pronostics sur nos chances de voir le carnaval. Le ciel est menaçant mais il ne pleut pas, tous les espoirs sont permis !

Les stands commencent à se mettre en place près du Corsodromo. Coiffes de plumes et masques colorés, panchos et empanadas…

La pluie recommence à tomber, nos probabilités d’assister au carnaval aussi.

On a encore un peu de temps (et d’espoir), alors on va se chercher une pizza en attendant l’ouverture des portes.

Très vite, c’est le déluge. Les rues sont inondées, les voitures baignent au tiers de leur roue dans l’eau.

Les probabilités se rapprochent de zéro.

On court sous la pluie torrentielle en quête d’un abri, pizza sous le bras. On trouve un refuge inespéré : un parking quasi désert, grand hangar de béton avec une petite table au milieu.

Moins glamour que prévu, mais il faudra s’en contenter : le carnaval est officiellement reporté !

Le lendemain, avant qu’on parte, Maria Marta nous emmène visiter les hangars des comparsas où sont entreposés les chars et les costumes, pour nous consoler.

Ceci est une parure de danse.

Chaque comparsa a un thème à respecter, parfois étrangement glauque… (« mais ça n’empêche pas les danseurs d’être heureux et de danser comme d’habitude », nous assure Maria Marta).

Chaque parure est réalisée à la main, plume après plume, et peut peser jusqu’à 40 kg !

Bon… C’est bien joli et bien intéressant tout ça, mais ça nous rend encore plus triste !

On saute dans notre bus direction Buenos Aires, ultime destination de notre voyage… Ah, non en fait, pas tout à fait !

Avant de quitter l’Argentine, on voulait passer une nuit dans une « estancia », une de ces grandes propriétés agricoles au milieu de la pampa qui allient histoire, traditions des gauchos et luxe. Bon, pour le coup, les véritables estancias sont un peu trop luxueuses pour nous, mais on a trouvé un endroit parfait, à 2 heures de Buenos Aires. Bienvenue à San Antonio de Areco !

C’est cossu.

Évidemment, qui dit « endroit perdu dans la pampa » dit aussi « route de l’enfer pour y aller »… Un 4×4 est venu nous chercher pour parcourir les 10 km de route de terre jusqu’au ranch, mais la boue a été plus forte que nous et on s’est retrouvé bloqué quelques km plus loin.

Voilà qui rappelle des souvenirs

Heureusement, la cavalerie est arrivée assez vite : un voisin en 4×4 (plus haut et moins vieux) est passé par là et nous a emmené au ranch !

Bisous de l’arrière du pick-up

Pour nous, ce n’est qu’une petite aventure de plus dans notre voyage, mais pour les propriétaires du ranch, un jeune couple qui a retapé la maison gaucho familiale, c’est l’aventure tous les jours et ils commencent à en avoir marre…

Bienvenidos!

Coup de cœur immédiat pour l’endroit ! (et ses deux chats)

On passe notre journée à bouquiner et nous promener dans la propriété… Potager, bosquet, prés avec des chevaux, arbre à colibris…

On a même l’occasion de faire une balade à cheval, au petit galop au milieu des champs et des vaches Angus, grand moment de bonheur (surtout pour moi).

Triple peau de mouton pour les fesses de monsieur, à l’aise

Le temps passe à une vitesse folle ici et l’heure du départ arrive bien (trop) vite.

Notre bolide du retour

Changement de décor radical pour nos derniers jours en Argentine :

Coucou Buenos !

On est de retour à Buenos Aires, pour de bon cette fois ! Quelques dernières visites et promenades…

Coucou Mafalda !

Quelques derniers empanadas by night…

Un tour à la librairie installée dans un ancien théâtre, el Ateneo Gran Splendid, et à la réserve écologique en bord de mer histoire de retrouver un peu de verdure…

Cette tortue a vraiment une drôle de tête…

Pour finir ce voyage en beauté, on s’est offert une soirée tango 🙂 Un orchestre live et un chanteur, des danseurs professionnels qui tourbillonnent bien trop vite pour mes yeux, de magnifiques costumes… On a adoré.

Interdiction de prendre des photos pendant le spectacle, il faudra vous contenter de ça

Et bien sûr, une dernière parrilla et une dernière bouteille de vin argentin !

À la vôtre !

Pour clôturer cet article, voici une petite carte et quelques statistiques 🙂

  • Distance parcourue en bus : environ 10 700 km (des dizaines et des dizaines d’heures…)
  • Distance parcourue en voiture : environ 3 800 km
  • Nombre de pieds dans l’eau ou la boue :
    • 1 pied chacun dans l’eau
    • 1 pied chacun dans la boue
  • Nombre de nuits en camping : 29 (le reste en bus nocturnes, Airbnb, hôtels…)
  • Nombre de fois qu’on a entendu *cette chanson* : infini !

 

L’Argentine, c’est fini… mais on repart très vite pour une nouvelle destination !

À bientôôôôt !

Hélo

2 commentaires sur “C’est la rentrée…

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  1. Oh mes pauvres ! On souffre pour vous quand la pluie arrive et que le carnaval est annulé ! … Mais vous avez bien compensé avec la bouffe on dirait 🙂
    J’aime beaucoup la selle d’équitation d’Aurélien, il faut au moins ça pour être à peu près bien installé ! Hihi !

    Ravie de vous avoir récupérés sains et saufs après toutes ces aventures … Merci pour tous ces beaux articles que nous avons suivis avec beaucoup d’intérêt – parfois avec envie ( les paysages splendides, la faune, la flore, les spécialités culinaires … ) – mais pas toujours ( le popo dans les bosquets, les bébêtes qui piquent , la voiture embourbée , le vent glacial, la chaleur …. )
    Très beau voyage en tout cas, décompte final impressionnant ( à la Bridget Jones ) !
    … Et demain, c’est reparti !!

    J’aime

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