Premiers pas en terre de Hobbits (mais sans les Hobbits)

Hello tout le monde !

Voici maintenant à peu près 2 semaines que Romain et moi avons débarqué en Nouvelle-Zélande et j’ai – évidemment – un million de choses à vous raconter. Je vais essayer de condenser tout ça (hahaha).

Aaah, la Nouvelle-Zélande, c’est sans doute la destination qui me fait le plus rêver depuis toujours. J’ai toujours eu une fascination pour les endroits « au bout du monde », et on fait difficilement plus loin depuis la France (à peu près 18 800 km à vol d’oiseau, rien que ça) !

Bon, le voyage se mérite : il faut compter 30 à 35 heures de voyage, (auxquelles vous pouvez ajouter le trajet jusqu’à l’aéroport), et une à deux correspondances minimum. On est partis de chez nous le 22 janvier, on est arrivés à Auckland le 25 (avec les fesses au carré). C’est long, mais les vues du ciel étaient incroyables. ❤

Pro tip : si vous avez une correspondance aux États-Unis, il vous faut un visa ESTA (oui, même sans sortir de l’aéroport, bienvenue in the USA). Ça coûte 21$ et ça se commande facilement en ligne, mais ne l’oubliez pas, ce serait dommage.

On arrive tôt à Auckland, mais le programme de la journée est léger. On règle les derniers trucs pratiques (carte SIM, argent, etc.) et on va se balader en attendant que notre chambre d’hôtel se libère pour PRENDRE UNE DOUCHE et FAIRE UNE SIESTE.

Première étape indispensable : le petit déj. On découvre les proportions néo-zélandaises, clairement pas pour les petits appétits.

On est basé à Howick, petit quartier résidentiel très mignon mais pas particulièrement touristique, juste à côté de la mer. Ça nous suffit pour prendre nos marques et nous promener.

Il fait chaud, les gens se baignent ou se promènent sur la plage avec leur chien, ça sent bon l’été, on est plutôt pas mal !

Le lendemain, lancement des hostilités : on récupère notre voiture de loc, une « petite » Nissan X-Trail qui va nous accompagner pendant les 30 prochains jours. Romain se colle à la conduite à gauche, le programme du jour, c’est d’aller à Piha Beach, à environ 1h30 d’Auckland.

Mission : sortir d’Auckland en gérant le trafic, les ronds-points, les routes à plusieurs voies, les autoroutes, les travaux, les priorités et les limitations de vitesse.

Piha Beach, c’est le berceau du surf en Nouvelle-Zélande. C’est aussi une plage connue pour son sable noir d’origine volcanique plein de fer qui crame les pieds (79,5 °C !) et son rocher en forme de lion (avec de l’imagination) au milieu.

On est tartinés de crème solaire, mais même comme ça on sent que les UV nous veulent du mal… La Nouvelle-Zélande est un des pays avec l’indice UV le plus élevé au monde, et même les Maoris, hyper bronzés et habitués au soleil, achètent leur crème solaire par bidons. Autant dire que je vais pas faire ma maligne.

Pause dej au Murray, petit café de plage très sympa malgré le reggae en fond (fichus hippies).

On passe les heures chaudes de l’aprem à l’ombre : on emprunte un petit sentier dans une forêt de kauris, arbre emblématique du nord de la Nouvelle-Zélande (mais menacé par une maladie qui se transmet par le sol), jusqu’aux Kitekite Falls, une cascade avec un petit bassin où se baigner. Paradis.

Forcément, on a à peine posé notre serviette qu’on entend du monde arriver derrière nous… Un groupe improbable d’ados allemands débarque en gloussant, monopolisant les lieux en une seconde. Pas grave, on a le temps. Dans un coin, une des accompagnatrices jette des bouts de poulet dans l’eau, on se demande ce qu’elle fabrique…

… eh bien, elle attire les anguilles du bassin, pardi !

Les ados partis, les anguilles nourries : c’est à notre tour de profiter !

Mais où est Romain ?

Retour sur Piha Beach pour le coucher de soleil, avant de rentrer à Auckland (comme ça, Romain teste aussi la conduite de nuit, nickel).

Les deux jours suivants sont à la pluie, on se base à Hamilton pour profiter d’un petit hôtel de backpackers pas cher le temps de retrouver le soleil et de filer vers la péninsule de Coromandel. On en profite quand même pour visiter les Hamilton’s Gardens, sorte de collection immense de jardins à thèmes (complètement gratuits) et le Taitua Arboretum, avec ses arbres gigantesques et ses oiseaux partout (gratuit aussi).

On en a aussi profité pour faire un crochet vers Otorohanga, où se trouve un centre de reproduction du kiwi. Leur nocturama présente des jeunes kiwis qui seront bientôt relâchés (cette année ou la prochaine – ils en relâchent tous les ans !), et il est hyper bien pensé pour la réintroduction : les kiwis ne peuvent ni nous voir ni nous entendre, et le sol de l’enclos communique avec l’extérieur, de sorte qu’ils cherchent leur nourriture eux-mêmes. On a eu la chance d’en voir passer un pile devant nous quand on est arrivés, sinon il faut guetter les mouvements dans les buissons (et dans le noir) et être un peu patient !

Fun fact : les kiwis sont très territoriaux et ont bien plus de ressources pour la bagarre que ce qu’on pourrait penser. Voyez plutôt :

Outre les kiwis, il y a plusieurs volières de présentation d’oiseaux et reptiles endémiques de NZ, dont des kākās et keas (perroquets de montagne extrêmement intelligents), une chouette morepork et une volière en immersion avec des kākārikis (perruches) et des tuataras (un reptile qui a pré-daté les dinosaures). Les volières ne sont pas incroyables, mais les présentations des oiseaux sont top et ça permet de voir des espèces qui sont très difficiles à observer à l’état naturel.

On a beaucoup aimé, en tout cas la visite vaut le coup rien que pour le nocturama et la présentation des kiwis !

Le matin de notre départ pour Coromandel, entre le flat white et le PB&J du petit dej, je regarde les disponibilités pour réserver le ferry pour l’île du sud. J’avais fait un petit planning de visite pour la semaine suivante, il ne manquait plus qu’à réserver le ferry. J’avais lu à peu près partout qu’en haute saison il fallait s’y prendre une semaine à l’avance pour être tranquille… Sauf que là, aucune dispo avant FIN FÉVRIER. Petite angoisse, on n’a pas du tout l’intention de passer un mois sur l’île du nord. On passe donc toute notre journée de route vers Coromandel à rafraîchir la page encore et encore, espérant désespérément un désistement pour qu’on chope une place à bord (et en étant assez rapide pour l’avoir)… Pire que de choper un pass 3 jours pour le Hellfest.

En tout cas, le paysage est super sympa.

On choisit un camping à Coromandel (la ville), idéalement placé selon nous pour explorer Coromandel (la péninsule). Notre camping est à 2 pas de la plage, il fait super beau… Autant en profiter. On se pose à Waitete Bay, petite plage intimiste qui invite à la baignade et où il n’y a quasiment personne. Si on avait pas ce fichu ferry en tête, ce serait le paradis intégral.

On finit par trouver un ferry, mais pour le lendemain à 2h du mat… Comme il y a entre 8 et 10h de route pour rejoindre Wellington, ça veut dire qu’on va passer la journée du lendemain à rouler et qu’on va enchaîner avec le ferry de nuit. Pas idéal, mais on prend ! Et puis finalement, le soir, HALLELUJAH, Romain nous trouve une place à bord d’un ferry 3 jours plus tard dans l’après-midi. OUF, on va au moins pouvoir profiter de Coromandel avant de filer vers l’île du sud. Mais forcément, tout mon petit planning initial de visite tombe à l’eau, et ça comprend Hobbiton et la visite des studios Weta *insérer ici des pleurs étouffés*. Adieu les Hobbits, on vous rendra peut-être visite au retour !

Mais pour le moment, concentrons-nous sur Coromandel. On décide d’aller explorer le nord de la péninsule, réputé plus sauvage et peu fréquenté. On roule jusqu’à Colville, avec son General Store charismatique, et on poursuit sur une petite route de gravier le long de la mer. Impossible de rouler à plus de 30-40 km/h, ça permet de profiter du paysage.

On fait pleiiin d’arrêts en cours de route, c’est effectivement une très belle côte. On traverse même une forêt de pohutukawa, un arbre endémique de Nouvelle-Zélande sacré pour les Maoris.

La route se termine à Fletcher Bay, pas moyen de faire le tour de la péninsule, il faut rebrousser chemin !

On finit notre journée avec un passage à la très connue Hot Water Beach, la plage où l’activité géothermique permet de se créer son petit jacuzzi personnel en creusant un trou dans le sable. C’est un peu loin, mais ça fait partie des incontournables de Nouvelle-Zélande, alors on prend notre pelle et let’s go.

Et là… comment dire.

C’est pas vraiment « Hot Water Beach » mais plutôt « Hot Water Petit Spot Très Précis ». Les sources chaudes sous la plage se trouvent à 2 petits endroits, et pas la peine de creuser juste à côté, ça ne marchera pas. Par contre, quand vous êtes pile dessus c’est vraiment TRÈS chaud, on voit même la vapeur s’échapper du sable par endroits !

En tout cas c’était rigolo, surtout quand la marée a commencé à monter et que les gens dans leurs petits jacuzzis se sont pris des vagues d’eau froide (hin hin hin).

Bel effort de rempart cela dit

Une fois la marée arrivée, en 5 minutes, il n’y a plus personne ! Mais à part la partie « sources chaudes », la plage est magnifique et c’est un super coin pour le surf.

Si un jour vous y allez, c’est là qu’il faut creuser (fenêtre de tir : 2 heures avant et après marée basse)

Coromandel, c’était chouette ! On a fait l’impasse de Cathedral Cove car le sentier pédestre était fermé quand on y était, et on n’avait pas très envie de payer un tour en bateau hors de prix. Mais même sans ça, on a beaucoup aimé notre visite de la péninsule !

Le lendemain, c’est grosse journée de route direction Wellington. On en profite quand même pour faire une pause dej à Rotorua et son lac qui sent bon l’œuf pourr- pardon, la géothermie, puis on entame la grande traversée du désert du milieu de l’île.

Lunch with a smell

On arrive à Wellington vers 22h. On a à peine survolé l’île du nord, mais le sud nous appelle ! C’est parti pour 3h30 de traversée du détroit de Cook, le nez en plein vent sur le pont.

À bientôt !

Hélo

6 commentaires sur “Premiers pas en terre de Hobbits (mais sans les Hobbits)

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