L’Île du Sud, partie 1 : « Je veux voir les montagnes, Gandalf ! »

Hello !

Ouaiiis, je sais, je suis pas en avance dans mes articles, mais écrire et charger des photos sur un téléphone sans wifi stable et avec une batterie limitée, c’est compliqué…

Mais allez hop, c’est parti pour l’Île du Sud ! L’Île du Nord (le peu qu’on en a vu) c’était très chouette, mais c’était un peu l’apéro de notre voyage. La nature sauvage, les paysages de carte postale, les grands lacs, les montagnes, les routes panoramiques, les glaciers, les keas, les fjords, tout ça, c’est le sud. Mais comme nous l’avons découvert très rapidement, ce pays est bien plus grand que ce qu’on peut penser, et descendre dans le sud de l’Île du Sud va nous prendre un peu de temps. On a 20 jours, on ne pourra évidemment pas aller partout, mais on va avoir le temps de voir plein de choses !

Pour notre première nuit de l’autre côté du détroit de Cook, on pose la tente à Whites Bay, un petit camping sympa face à la mer. On découvre pour l’occasion les campings du Department of Conservation (le DOC pour les intimes), souvent moins chers – mais aussi moins équipés – que les campings privés. Il y en a un peu partout, avec souvent un bon point de vue ou un beau paysage en prime, mais il ne faut pas avoir peur des douches froides… quand il y a une douche tout court. On découvre aussi les sandflies, ces espèces de petites mouches voraces qui ont attaqué mes chevilles en 3 secondes après notre descente de la voiture (et Romain ? pas une piqûre, évidemment). Elles sont pénibles, certes, mais on a adoré ce petit camping paisible.

Comme beaucoup de monde, on décide d’explorer l’Île du Sud en faisant une boucle, et en commençant par la côte ouest (il n’y a pas beaucoup de routes en même temps, ça règle vite la question de l’itinéraire).

La partie nord de l’île a un climat doux et ensoleillé, on y trouve notamment de grands vignobles renommés, comme les pinots noirs et les sauvignons blancs de Marlborough, pour les connaisseurs.

Mais pas le temps de picoler (pour le moment), on met le cap sur Nelson, ou « Sunny Nelson », la ville couronnée la plus ensoleillée de Nouvelle-Zélande (bien qu’apparemment désormais déchue de son titre, la faute au réchauffement climatique), avec évidemment des arrêts en cours de route.

On cherche d’abord un point de vue sur les Marlborough Sounds, l’ensemble d’îles qui semblent surgir de la mer et qu’on a traversées avec le ferry en arrivant. On en trouve un sympa à Cullen Point Lookout, en empruntant un petit sentier au milieu d’une forêt de cigales en délire.

Petite pause pipi à Havelock, capitale mondiale autoproclamée de la moule verte.

Il y a des toilettes publiques partout en Nouvelle-Zélande, et souvent super bien décorées ! Il y en a aussi aux départs de rando, ou sur les parkings des points de vue panoramiques, mais là c’est pas toujours le même confort… En tous les cas, c’est bien pratique.

On arrive enfin à Nelson, sous la pluie (pour la ville la plus ensoleillée de Nouvelle-Zélande, on repassera)… On en profite pour faire quelques courses et trouver un réchaud à gaz pour le camping. C’est sans doute une petite ville très mignonne, mais on ne s’y attarde pas vraiment ! Les villes en Nouvelle-Zélande se ressemblent toutes un peu, et on a plutôt envie de nature.

On reprend la route et on pose la tente dans le Nelson Lakes National Park, à côté de Saint-Arnaud et du lac Rotoiti. Il pleut toujours, mais bon, « en Nouvelle-Zélande, si tu sors pas quand il pleut, tu fais rien ». En tout cas, il paraît.

Ah, attendez je vous mets une petite carte, ça commence à faire beaucoup d’étapes.

Le glam du camping sous la pluie, je sais que vous êtes super jaloux.

On est à 2 pas du lac, d’où partent pas mal de sentiers de randonnée… et où, surprise, habitent des anguilles ! Elles peuvent mesurer plus de 1m de long et vivre plus de 100 ans… Ça mange pas les humains (je crois), mais ça impressionne quand même.

Ce jour-là, c’est aussi l’anniversaire de Romain ! Comme on n’a pas fêté le midi, on se dit qu’on va inaugurer le réchaud le soir au camping et se faire un bon petit repas. On est dans un camping du DOC suffisamment équipé pour qu’il y ait un petit abri-cuisine, c’est le luxe ! Bon, OK, ça vend pas du rêve, mais on fait avec ce qu’on a. On a même trouvé une petite bouteille de sauvignon blanc local pour l’occasion !

*Menu 5 étoiles avec vue panoramique*

Mais hélas… Je ne me sens pas super bien, je suis nauséeuse et je n’arrive pas à avaler grand-chose. Le dîner est moins festif que prévu et le sauvignon reste dans sa bouteille. Happy birthday baybay! ❤

Plus tard, on profite d’une éclaircie (et d’un regain d’énergie de ma part) pour aller se promener et profiter de la lumière du soir sur le lac. C’est une courte balade, mais elle est très mignonne avec ses petites mousses blanches partout.

On se couvre bien avant de dormir, on sent qu’il va faire froid… Et effectivement, ON SE PÈLE. Au matin, on voit de la neige sur les sommets en face de nous… Apparemment c’est rare à cette période de l’année, pas étonnant qu’on ait eu froid !

Mais la neige ajoute un certain charisme au paysage, faut avouer.

On consacre la journée du lendemain à faire des randos autour du lac, après une visite au centre d’infos qui possède un véritable petit musée très complet sur la faune et la flore locales. On y apprend notamment que c’est un coin où on pourrait voir des kākārikis, mais avec la pluie, ils seront sûrement planqués quelque part au sec.

Par contre on a vu plein de fantails, ces petits oiseaux à la queue en éventail !

Particularité des forêts par ici : on marche au milieu de hêtres rouges, de hêtres argentés… et de mānukas, un arbre connu pour son miel aux propriétés multiples. La plupart des troncs de mānuka sont recouverts d’une sorte de moisissure noire comme de la suie, apparemment provoquée par la substance sucrée qu’ils sécrètent… C’est paraît-il inoffensif pour l’arbre, mais c’est un peu flippant quand toute la forêt en est recouverte.

Le soleil revient en fin de journée, les couleurs du lac se révèlent, et on en profite pour enfin déboucher cette bouteille (enfin, « déboucher »… ils font comme les Allemands, ils mettent des pauvres bouchons à visser sur leurs bouteilles, les hérétiques !) (bon, d’un côté ça nous arrange, c’est pas comme si on avait pris un tire-bouchon en partant).

On apprécie de ne pas passer une 2e nuit sous la pluie ! On profite du retour du soleil pour aller prendre notre petit dej sur les hauteurs autour du lac avant de partir.

Le roadtrip continue : on rejoint la côte ouest à Westport, où se trouve notamment une colonie d’otaries à fourrure ! Il y a plein de petits, ça galope et ça joue dans tous les sens pendant que les parents se dorent la couenne au soleil.

C’est l’heure aussi d’une pause dej saine et équilibrée :

Haha, non.

Fin de la journée à Punakaiki. La route de la côte ouest est connue pour être une des plus belles de Nouvelle-Zélande, et effectivement, elle est plutôt sympa ! On longe la mer sur une route sinueuse et la végétation luxuriante est quasi tropicale. On a envie de s’arrêter tous les 3 mètres (bon, d’accord, surtout moi), mais heureusement, ce pays a pensé aux gens comme moi et il y a des petits parkings pour profiter de la vue partout.

Instant gastronomie : dans notre camping à Punakaiki, il y a un food truck qui propose des « whitebait patties », sorte de galette de friture de poisson très appréciée des locaux. C’est pas mal, même si le toast trempé dans l’huile n’était pas indispensable.

*petit bruit spongieux*

Punakaiki est connue pour ses « Pancakes Rocks », une curiosité géologique où des rochers érodés par la mer ont fini par ressembler à des piles de crêpes. C’est mignon, tout le monde essaie d’avoir sa petite spécialité touristique, comme Havelock et ses moules vertes ou Krautergersheim et sa choucroute garnie.

Comme un peu partout en Nouvelle-Zélande, il y a un sentier de découverte aménagé. Ça fait pas très « nature sauvage », mais ça permet de canaliser les visiteurs sans écrabouiller toutes les plantes, et la plupart de ces sentiers est accessible en fauteuil roulant.

C’est une belle petite curiosité, Pancake Rocks ! Avant de partir, on part faire une balade le long de la Punakaiki River, dans sa végétation de fou, ses fougères de 3 mètres de haut, ses plantes de l’espace et sa rivière qui appelle au kayak.

On a aussi vu un kererū, un gros pigeon endémique et chatoyant !

Comme on parcourt la côte ouest en sauts de puce et qu’on s’organise le matin pour le soir (l’avantage d’avoir une tente et pas un van, HA HA HA), on est bien contents d’avoir autant de trucs sympas à voir en chemin.

Nos fières têtes bronzées (mais si, mais si).

Prochaine étape, où on va rester un peu plus longtemps : Hokitika. On s’installe « chez Kevin », un camping à l’ambiance « comme à la maison » tenu par ledit Kevin, retraité à l’accent kiwi bien prononcé qui nous accueille avec toute son hospitalité et son humour un peu caustique (surtout envers sa femme). On y est bien, on sympathise avec nos voisins… et on fait clairement chuter la moyenne d’âge, car ce camping est le QG de tous les retraités du coin avec un camping-car. Ça donne une ambiance sympa à l’apéro !

On a aussi bien sympathisé avec Rusty,
petit opportuniste de canapé

À environ 30 min de la ville se trouve Hokitika Gorge, qui va devenir une de nos randos préférées de notre séjour en Nouvelle-Zélande. C’est une rando relativement courte, mais qui nous fait notamment traverser un pont suspendu de quasiment 100 mètres au-dessus d’une eau d’un bleu complètement fou. C’est. Super. Beau.

Autre belle surprise : une grotte à vers luisants, juste à la sortie de la ville ! Il y a forcément un peu de monde, c’est un spot connu dans le coin et ultra facile d’accès, mais ça reste magique d’en voir autant.

Oui, bon, ça rend pas super en photo, il faudra me croire sur parole.

Il y a aussi un grand lac pas très loin, le Lake Kaniere, qui alimente une rivière qui passe pile devant le camping avant de se jeter dans la mer. Kevin nous propose de louer des kayaks pour descendre la rivière depuis le lac. Chouette idée ! Eeet puis on a vu le prix et on s’est dit qu’une petite rando, c’était pas si mal finalement.

On emprunte la West Coast Wilderness Trail sur une petite portion, qui longe l’ancien trajet d’un tramway utilisé pour transporter des grumes. C’est un sentier qui nous emmène au lac, comme ça on le verra quand même, kayak ou pas kayak.

Bon, voilà, c’est un lac.

Prochaine étape, et dernière de la West Coast pour nous, le petit bled d’Ōkārito.

Hop, une petite carte :

Ōkārito compte une trentaine d’habitants permanents, même si ce nombre augmente énormément en haute saison. C’est aussi dans ce coin qu’habite le kiwi rowi, le plus rare du monde ! Il est possible de faire une sortie nocturne en forêt pour voir les kiwis avec le seul guide de l’Île du Sud validé par le DOC, mais il faut réserver bien à l’avance (ce qui n’est pas notre cas)… On est aussi tout près des Alpes du Sud, enfin ! Il paraît qu’on peut voir le mont Cook (le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande) se refléter dans le lagon d’Ōkārito par temps clair, mais forcément, il pleut quand on arrive… Pour les vues panoramiques, on repassera. Pas de kiwis, pas de montagne, qu’à cela ne tienne, on part faire une petite rando ! (Vous avez remarqué comme c’est notre solution à tout ?)

La balade nous emmène sur les hauteurs, d’où on peut théoriquement voir le lagon, le mont Cook et même le glacier Franz Josef (par temps clair, quand Mars est alignée avec Jupiter, tout ça). Mais on apprécie la vue malgré les nuages ! De toute façon, le glacier, c’est notre prochaine étape… Et on a des plans pour le voir de près !

À bientôt !

Hélo

2 commentaires sur “L’Île du Sud, partie 1 : « Je veux voir les montagnes, Gandalf ! »

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